Je me suis fait mardi et mercredi un aller-retour à Paris, en voiture, pour vider une fois pour toute les affaires que j'avais laissées dans mon ancien appart, celui du Père Lachaise. J'ai vécu énormement de belles choses pendant cette période et dans cet appart — oups, je m'égare, ça n'est pas le sujet de ce post. J'ai donc pris la route — quelle drôle d'expression quand on y pense — et pour faire passer le temps, vu que j'avais ma solitude comme seule compagnie, j'ai écouté la radio. En l'occurence c'était France Inter. À plusieurs reprises, j'ai eu envie d'attraper une feuille de papier et un crayon pour coucher les idées et les réflexions qui me venaient à l'esprit, ou encore des expressions originales qui me plaisaient. Mais comme chacun sait, il est déconseillé d'écrire au volant, donc — prudent et sage que je suis — je me suis abstenu en me mordant la joue pour évacuer ma frustration (hem).
Voilà maintenant le moment où, logiquement, je devrais reporter ces reflexions si nombreuses qui telles du popcorn ont jailli et richoché dans ma boîte crânienne. Logiquement... Sauf que je ne m'en souviens plus. Elles se sont évanouies pendant la nuit. Il ne reste que le souvenir de leur passage...
Bon, a part ca, je suis coutumier du fait que tu deplores, Arthur... Je ne peux que compatir. La pietre consolation qu'on peut trouver, c'est que les idees forces sont recurrentes, l'essentiel te reviendra donc a d'autres occasions. Mais le sentiment d'avoir perdu un trait de genie peut perdurer malgre tout puisque lorsque revient une de ces idees occultees, rien ne temoigne du fait que la perte a ete compensee.