Questions
mardi 4 novembre 2003 à 16h55

Si la Pensée profonde du vendredi 3 octobre se trouve être exacte, je crois bien que je suis condamné à une crise d'hyperventilation foudroyante. Je me suis surpris ce matin sous ma douche au bout de 15 minutes de méditation stérile sur le paradoxe de l'assertion « Je ne suis sûr de rien, c'est ma seule certitude ». D'ailleurs maintenant que j'y repense, peut-on n'être pas sûr de n'être sûr de rien ? Les improvisations pianistiques de Squiban charmant mon esprit, je ne peux dans cet état me laisser aller à la moindre réflexion.

Finalement, je me suis rendu compte que ça me faisait vraiment plaisir d'écrire, de raconter ma vie. Je suis sans doute mon principal lecteur mais ça ne change rien. J'ai réfléchi — tiens donc ! — et au bout du compte, j'écris avant tout pour moi et je ne crois pas que cette attitude soit fondamentalement égoïste pour autant.

Une autre question est de savoir si ça plait aux autres... Who cares ? No no no, faut pas réagir comme ça, c'est important. Je m'imagine que les gens trouvent ça nul mais ce n'est peut-être pas le cas. Je me souviens d'une petite anecdote qui s'est passée cet été en Louisiane. Lors de la visite d'une maison antebellum, nous sommes entrés dans la salle de musique. Il y avait dedans un drôle de piano qui avait l'âge de la maison, mais qui était accordé. La guide a demandé si quelqu'un voulait jouer un morceau ; tout le monde de se taire évidemment et moi de mourir d'envie de lever la main. Je ne sais pas si elle était voyante ou quoi, mais la guide s'est tournée vers moi et a dit en anglais « Vous, je suis sûr que vous êtes pianiste ». J'allais quand même pas mentir ! alors je me suis installé devant l'instrument et j'ai joué les 10 premières mesures d'un Nocturne de Chopin. Je me suis arrêté car je sentais bien que les gens n'étaient pas venus pour entendre un concert d'Arthur et parce que ce qui sortait de ce vieux piano devait leur écorcher les oreilles. Eh bien à ma grande surprise je me suis fait chaleureusement applaudir. Les américains ont le sens des compliments. Ils m'auraient bien laisser jouer tout un récital tellement je les avais impressionnés.

Tout ça pour dire que si je prends plaisir à écrire, il y aura bien une personne qui prendra plaisir à me lire... Bah oui, le plaisir que je mets dans ces lignes, il faut bien que quelqu'un le récupère ! ça paraît évident, non ?

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