Plutôt qu'un long discours, je vous laisse regarder, si cela vous intéresse, la planche de photos sur l'Italie que je viens de publier. Je reviendrai en détails sur certains faits, plus tard.
Une semaine de vacances en Italie (ici). Départ demain matin. Retour dans une semaine. quelques jours d'inactivité à prévoir donc.
Cette nuit j'étais dans un avion de ligne. Le pilote a du disparaître car je me trouvai bientôt à sa place. L'état de crise était manifeste. Les nuages compacts neutralisaient toute tentative de vision hors du cockpit. Il fallait redresser l'appareil, ce que je fis avec un peu trop de zèle : les instruments de mesure commençaient à se déregler du fait de l'altitude. J'étais tiraillé par le choix de rester trop haut ce qui mettait tout le monde en danger, et le choix de redescendre à une altitude convenable, en risquant peut-être de s'écraser sur un pic rocheux que les nuages auraient dissimulé malicieusement. Puis la nécessité d'atterrir s'imposai. Les nuages avaient fondu pour laisser apparaître un titanesque camp de guerre. Autant dire que notre avion de ligne rasant leurs batteries de missiles ne passait pas inaperçu, mais la proximité d'une nation salvatrice, là même où je me dirigeais pour poser notre carcasse volante, les retenaient.
Et me voilà sain et sauf.
Je ne vous apprendrai rien en vous disant que votre cerveau est composé de deux hémisphères. L’hémisphère gauche contrôle le côté droit de votre corps, et l’hémisphère droit contrôle le côté gauche. Cela dit, ces deux parties ne sont pas complètement symétriques chez l’homme, contrairement à la très grande majorité des espèces animales. Le signe extérieur le plus flagrant de cette asymétrie est la latéralité manuelle — on compterait à la naissance 25% de gauchers, mais seulement 10% le resterait à l’âge adulte. Chaque hémisphère développe de manière complémentaire des fonctions cognitives supérieures qui lui sont propres, un mode de pensée particulier d’une grande complexité. L’hémisphère gauche, aussi appelé hémisphère dominant parce qu’il est le siège de la parole, est verbal, rationnel, logique et analytique. L’hémisphère droit est celui de la visualisation spatiale, de la coordination et du sens artistique. Il est non verbal et global. Ils sont reliés entre eux par un nombre important de fibres nerveuses situées stratégiquement au centre du cerveau qui constituent ce que l’on appelle le corps calleux. Les deux modes de fonctionnement du cerveau interfèrent mutuellement, empêchant la totale exploitation de leur potentiel. Parfois ils coopèrent, parfois ils peuvent fonctionner indépendamment, l’un étant actif et pas l’autre, parfois ils entrent en conflit. La plupart du temps d’éveil c’est le cerveau gauche qui domine. Il aime faire le patron, et s’octroyer des tâches qu’il n’est parfois pas le plus à même de réaliser. Il ne cède la main au cerveau droit que lorsque la tâche à accomplir le dérange vraiment — par exemple quand elle demande beaucoup de temps et d’observation, car le cerveau gauche est temporel contrairement au droit — soit parce qu’il ne sait tout simplement pas faire. Nous n’expérimentons que rarement des conflits entre les deux hémisphères, je veux dire d’une manière suffisamment forte pour en avoir conscience. Il est cependant possible de créer des situations qui les mettent en évidence. Cela peut prendre la forme d’une sensation de gêne, vertige intérieur, ou même un blocage physique. Vous l’avez peut-être déjà ressenti. Personnellement, je pense à un cas où cela se produit systématiquement. Lorsque je suis en train de jouer du piano, pas en train de déchiffrer, vraiment en train de jouer un morceau que je connais bien, que j’ai intériorisé, je suis quasiment sûr que c’est mon hémisphère droit qui est principalement actif. Je pense la musique d’une manière globale, c’est même tout juste si je la pense, si bien que quand je m’interromps je ne sais dire où j’en étais, j’ai du mal à repartir. Le conflit se produit quand on me pose une question tandis que je joue. Dès que j’essaie de parler, les mots sortent de façon confuse de ma bouche et je suis obligé soit de me taire, soit d’arrêter de jouer. Je pense que le cerveau droit doit essayer de répondre, mais comme cette tâche, la parole, est typique du gauche, le blocage apparaît.
C’est le livre « dessiner grâce au cerveau droit » de Betty Edwards que je viens d’acquérir qui m’a donné envie de vous faire cette longue introduction. Le sujet est vraiment passionnant, j’y reviendrai sans doute bientôt.
Ambiance confuse. Tension. Sa résolution s'amorce par un focus sur mon visage, vu de l'extérieur par l'oeil de ma conscience. Il est d'une blancheur laiteuse, pâle. D'une lueur floue entachée par la seule netteté d'une perle rouge glissant sur le front. Cette perle rouge et sa traîne retiennent l'attention de l'oeil. Il s'en rapproche et remonte peu à peu à sa source. Une fois le front gravi, une forêt de cheveux se dresse, sombre. Suivant toujours le tapis rouge qui s'y déroule, on débouche sur un toute petite clairière au centre de laquelle est planté un pic de bois. Horrifiée, la conscience rappelle son oeil pour observer la scène d'une distance acceptable. C'est donc cette grosse écharde ressortant par ses deux bouts — comme une épingle plantée dans un vêtement — qui est la source. Source de quoi ? Il ne s'agit pas de trouver maintenant la réponse. Il faut y mettre fin. Ma main s'approche qui saisit le bois, un doigt sur chaque extrémité. La résitance est grande. Finalement c'est dans un déchirement que la chair cède. Le sang jaillit.
Rouge.
Surtout ne pas oublier.
Et voilà une nouvelle aquarelle. Bichrome comme la précédente. J'ai mélangé des pigments ocres et noir d'ivoire avec un liant pour aquarelle. Cela permet d'avoir rapidemment des couleurs intenses, et rend la phase de peinture très agréable. Pour mes prochaines tentatives, je ressortirai ma palette complète de couleurs.
Certains d'entre vous reconnaitront le modele ^^.
![]() | L'avantage avec les lentilles, c'est qu'on a pas de buée sur les verres quand on rentre dans les magasins. |
![]() | Ah mais non ! Moi ça m'est déjà arrivé d'avoir de la buée sur mes lentilles. (...) Si si. |
J'ai développé quelques lignes de code pour que vous puissiez noter mes photos, si ça vous dit. J'ajouterai bientôt un lien qui affichera les photos les mieux notées. Voilà voilà, c'est tout. See ya.
Presque rien au début, à peine un rêve. Une lutte pacifique entre un esprit et la nuit, bercée par la rumeur de la ville, le rythme des véhicules filtré par les murs. Ecrasé par la lourdeur de l'air, l'esprit est maintenu ainsi dans son inconsistance onirique. Un bruit manifeste sa force. L'esprit l'interprète en une faille qui le précipite hors de son état de veille. On vit dehors ! On y vit beaucoup trop fort même. Quelle insolence ! A cette heure de la nuit ; et quelle heure est-il d'ailleurs ? 03h30 — une heure doublement symétrique. Des muscles se contractent qui portent l'esprit jusqu'à la fenêtre, celle de la cuisine que nul volet ne vient couvrir. La lutte est maintenant celle du corps contre l'attraction de la Terre. Enfin postés sur le rebord, balcon ouvert sur le théâtre obscur du chemin vert, l'esprit et son corps se font spectateurs.
A l'instant à la télévision, un spot publicitaire pour la marque de nourriture féline. On y entend ce slogan perplexifiant : nouveau Whiskas, avec des morceaux entiers de poisson.
C'est quoi déjà un morceau ?


