Un moment je me suis dit que j'allais parler de caniveau, juste pour me rappeler que j'ai bu plus que de raison.
Mais je n'en ferai rien.
A ce qu'il parait, l'égoût et l'écouleur, ça ne se discute pas.

[edit] Et voilà ! Le dessin est consultable sur la page dédiée.
Si je suis en peine quand je te sens faible,
Si je veux que mes amis t'apprécient,
Si je dis n'importe quoi,
Si je te blesse,
Si je me tais,
Si j'en dis trop,
Si je réagis comme ça,
Mal,
C'est parce que je t'aime.
Ca doit aussi être parce que je sais que tu le sais que je ne te le dis pas.
Pardon.
Joie. Plane, diffuse en leurs corps aveugles,
Yeux asséchés par la rengaine urbaine.
A leurs muscles, tonus, à leurs dents, rire.
Ni l'âge ni les heurts en aucun cas
Vers le chagrin ne doivent les mener.
Sers-leur de guide et par eux rebondis.
Je ne me rappelais plus avoir écrit autant d'acrostiche sur mon blog.
Bonne nouvelle, apparemment il va faire beau ce weekend en Anjou. Risque de précipitations : 10%.



Ce weekend avait lieu la foire à la photo de Bièvres, rassemblement annuel de renommée internationale dont j'avoue avoir eu connaissance il y a une semaine seulement.
Un changement inopiné d'emploi du temps m'a permis d'y faire un tour. Je me suis donc réveillé à 7h00 — un dimanche, vous rendez-vous compte ? — et je me suis laissé porté par le RER. B jusqu'à Massy-Palaiseau puis C jusqu'à Bièvres. Avec quarante minutes d'attente entre les deux. Heureusement j'avais prévu le coup et j'ai pu continuer la lecture de mon roman du moment (Nous sommes éternels). Le petite gare bièvroise peinait à évacuer le flot inhabituel des voyageurs photophiles (ou plutôt photographiphiles). Echoué sur le quai, il ne me restait plus qu'à me laisser porter par le courant, en imitant l'air décidé de la foule. Une fois passée la fumée des merguez sur les grills, les stands se suivent et se ressemblent.
Des planches, des vitrines, pleines de vieux objectifs, boîtiers, pellicules. Les prix affichés dépassent souvent ceux que l'on peut trouver sur certains sites internet pour le même matériel, neuf. Les vendeurs derrière leurs comptoirs improvisés économisent leurs sourires et répondent à contrecoeur à mes questions. Bien sûr quand c'est un homme apparement expérimenté qui leur adresse la parole, c'est une autre affaire, passionnée. Leur art n'est pas pour les petits jeunes comme moi, ignares et au portefeuille insignifiant. C'est un sentiment qui me saisit souvent lorsque j'essaie de m'investir dans un art. Rejet. Marginalisation. Peu importe, cela ne m'empêche généralement pas de poursuivre seul mon apprentissage. Je m'égare. Ces stands donc. Je commence à chercher les plus modestes, me disant — comme tout le monde — que c'est là que doivent se trouver les perles, dont le propriétaire se défera pour une somme modique vu qu'il n'en connait pa la valeur. Rien non plus. Adieu Peleng 8 mm.
Finalement ce rassemblement me paraît surtout destiné aux détracteurs de l'argentique, et les vendeurs cherchent tant à faire affaires que les super occaz dont j'avais rêvé n'y ont pas leur place. J'essaierai d'y refaire un tour, accompagné, une année prochaine, mais je tenterai plus volontiers ma chance dans les vides-grenier classiques.
Hier soir. Et si je me faisais une assiette de pâtes ? C'est parti, la casserolle est sur le feu. Dix minutes plus tard, hésitant entre des penne et des pipe rigate, je finis par changer d'avis. Une part de quiche, c'est amplement suffisant pour un dîner, je n'ai pas besoin de pâtes. Mais ce n'est pas une raison pour gaspiller, je vais me faire une bonne tisane avec cette eau frémissante. Dix autres minutes plus tard, la première gorgée telle une claque vient me rappeler que la verveine se marie mal avec le sel. So blonde.