L'Italienne à Alger
jeudi 27 avril 2006 à 10h49
— Tu n'as pas aimé ?
— Si. Pourquoi ?
— J'ai vu que tu riais à un moment.

Je prenais naturellement cette manifestation faciale pour de la moquerie. Peut-être que le chef d’orchestre avait eu quelque gestuelle ridicule à un moment qui ne s’y prêtait pas. Peut-être qu’un train de fausses notes était passé par là sans que je m’en rende compte. Peut-être que le premier violon avait fait trop de zèle. Que sais-je encore…

— C'est Rossini qui me fait rire.
Gare aux parpaings
mercredi 26 avril 2006 à 10h04

Il y a un ou deux ans, nul doute que j’aurais consacré un billet — je n’aime pas ce mot, mais article fait un peu trop journaliste — ce que je suis après tout puisqu’un blog est un journal — — à la Gare de l’Est, et ce dès le premier jour. Le premier jour où la station à commencer de se dévêtir. Tombés, les carreaux oranges sur les murs, tombés, les panneaux publicitaires, disparus, les distributeurs de soda. Les murs gris clair comme une peau finement grainée affirment leur existence. Le ciment et le béton étreignent les parpaings et dessinent sur eux les cicatrices des années. L’atmosphère oppressante de naguère a été chassée par cette fraîcheur que l’on puise dans les caves à vin et cet exotisme brut des habitations troglodytes. Que j’aimerais que la station demeure ainsi, accueillante, humanisante, mais sans doute les murs se recouvriront de ce même carrelage orange dont la RATP doit encore avoir un stock conséquent à écouler, et les carreaux orangés se couvriront à leur tour d’affiches commerciales agressives, comme des ronces étouffant un bosquet.

Deformation sensorielle
vendredi 14 avril 2006 à 16h29

Jadis je voyais.
J'ai appris, en particulier grace à ce site, à regarder, observer.
Aujourd'hui, je compose.

(Oui, oui, mon truc en ce moment c'est la photographie, ce qui peut paraître paradoxal en raison de l'absence de toute trace de photo)

De l'attente
vendredi 14 avril 2006 à 16h15

Produit acheté sur internet. Délai 1 à 4 semaines. Semaine 3. Mon Dieu que c'est long. Trop long. D'un autre côté, l'attente produit un effet d'excitation remarquable. Une fausse impression de dépendance. L'état de fatigue extreme dans lequel je me trouve dois y être pour quelque chose — comme le témoigne le style exécrable de cet article. Heureusement, il me reste une vieille technique psychologique dont j'ai souvent abusé, en particulier en prépa lorsque je stressais avant un colle d'anglais : il suffit de me dire que dans une heure tout sera fini quoi qu'il arrive.

Coming soon
vendredi 14 avril 2006 à 15h57

Elan
mardi 4 avril 2006 à 13h51

Cher lecteur,

depuis plusieurs semaine je pense souvent à mon dernier article sur ce blog. Pas le dernier que j'ai écrit, non, le dernier que j'écrirai. Sa venue est toute proche, il va bientôt naître, tel un enfant nu offert aux yeux de tous.

Peut-être ne sera-t-il pas une fin. Un bilan. Un passage. Un élan. Oui, un élan.

Ce cendrier à mots et à souvenirs se transformera vraisemblablement en une sorte de photoblog. Une projection de mes yeux pour mettre à profit le nouvel APN que je me suis offert. Enfin nous verrons bien. Tu sauras me conseiller s'il le faut. Je compte sur toi.

Bien à toi,
caiLus


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