Elementaire mon cher J.
mardi 31 janvier 2006 à 11h48
Plus de doute pour lui.
Elle l'a trahi.
Mais qu'y faisait-elle, elle ?
Une éventualité que je n'avais jamais envisagée vient de pointer son nez.
Ego trip
jeudi 26 janvier 2006 à 17h20

Parfois, dans mes fièvres mégalomanes, je me plais à imaginer que tous mes lecteurs m'écriraient des mails de félicitation, ou des demandes d'explication, ou des signes de vie... Mais en fait jamais rien de tel de se produit. Enfin si, j'ai déjà reçu deux courriels de ce genre. Pur bonheur. Et inutile de me dire que je suis en contradiction avec mes discours sur la démarche purement personnelle de ce site.

Quelque chose, n'importe quoi
mardi 24 janvier 2006 à 12h33

Vas y, écris un truc Arthur, ce que tu veux, mais un truc. Sinon tu vas tomber dans l'oubli. La fuite des lecteurs fatigués de faire des détours jusqu'ici en vain, pis ! l'impression future que me laissera la relecture de ce mois dans quelques temps, quelques années. N'ai-je donc rien fait, rien vu, rien pensé qui vaille la peine d'être partagé ? Je m'autorise à en douter sérieusement. Aujourd'hui, j'écris pour toi, le vieil Arthur que je ne suis pas encore. Avec le recul dont l'âge t'as doté regarde ce que tu faisait jadis.

De ce temps là, non satisfait de ta première expérience, tu retentais à deux reprises d'apprécier la musique de Lachenmann. Que tu lui préféras Schubert ne faisait aucun doute, mais par snobbisme tu affirmais que tu aimais, que tu avais dépassé son côté déroutant.

De ce temps là, tu poursuivais tes expériences culinaires et sortais victorieux de la préparation d'un tartare de saumon rivalisant avec celui de maman.

De ce temps là, tu t'accrochais aux bases de piano que tu avais, et travaillais de nouveaux morceaux, seul (Cordoba - Albeniz), ou à deux (Dolly - Ravel).

De ce temps là, tu larmoyais encore et toujours devant le moindre film au cinéma. Recemment, Le temps qui reste, Brokeback Mountain. Mais tu avais acquis l'aptitude à pleurer d'un seul oeil pour pouvoir mieux le cacher.

La veille, cela faisait exactement un an que tu étais en couple.

Bruit, bruissement, musique
mardi 17 janvier 2006 à 12h34

Vendredi, j'étais reçu à la Cité de la Musique pour un concert. En tant que spectateur bien entendu, ne vous fourvoyez pas. Au menu : Lachenmann et Mozart. Je ne vous donne pas de biographie détaillée de l'un et de l'autre. Pour ceux qui ne connaissent pas Lachenmann, et j'imagine qu'il y en a un certain nombre quand même, sachez qu'Helmut — c'est son prénom — est allemand, bien vivant, et que sa musique est... différente. On m'avait averti, mais je m'attendais à rien en particulier.

Helmu LachenmannJ'offre donc mes oreilles vierges au chef d'orchestre qui lève sa baguette, prêt à partir. Un violoncelliste, sans doute trop stressé par la présence de Lachenmann en personne parmi les spectateurs, fait déraper son archet sur ses cordes maintenues lâchement par une main ce qui laisse échapper un FFFffcchHHhhittt pas très discret. Décontenancé, un trompétiste manque d'éternuer dans son embouchure, produisant un son étouffé similaire. Ce n'est qu'à la seconde d'après que je réalisai, honteusement mais heureux de la surprise, que le morceau de 21 minutes avait déjà commencé. Malgré le sérieux et la concentration qu'impose une salle de concert, je dois dire que ma première approche du compositeur m'a fait légèrement sourire. Je n'avais pas imaginé avant qu'il y avait tant de manière de faire pschitt avec des instruments de musique. Des archets frottés sur les pupitres aux paumes tapées sur les embouchures en passant par les flûtes soufflées à vide, ou par les narines, le spectre largement balayé des possibilités offertes par l'orchestre est un théâtre expérimental et spectaculaire. Sans parler du garçon qui ouvrait et fermait alternativement le couvercle du piano à queue, dans le but d'en moduler le son, qui donnait vraiment l'impression de brasser de l'air...

C'est qui est très fort, toute notion de goût mise à part, c'est que tout ceci n'est pas de l'impro. Ca doit être extraordinaire de connaître le morceau par coeur et d'en voir (car on dit qu'on va voir Lachenmann, pas qu'on va l'écouter ^^) l'interpretation par différents orchestres. A approfondir absolument.

Politique ?
vendredi 13 janvier 2006 à 12h45

Non, bien sûr que non. Je ne parle jamais de politique. Et pour cause, je n'y connais pas grand chose. En écrivant mon texte sur la blonde au passage clouté, j'ai eu envie d'en relire un vieux sur les boutons-poussoir. Juste un petit mot donc pour mettre en valeur un commentaire de Stitch qui m'a fait rire ce matin. La conclusion est renversante ^^.

La blonde au passage clouté
vendredi 13 janvier 2006 à 12h38

Une dame, nerveuse, 1m55.
Elle me rejoint au niveau du passage piéton et me demande si je sais où est la rue Félix Faure. Je pourrais lui répondre « on dit s'il vous plait », mais son ton hautain m'incite à me montrer docile.
« C'est précisément là que je me rends, lui répondé-je, vous n'avez qu'à me suivre. »
Mais comme je le pressentais, Madame est contrariante : « Non ! je suis pressé, je ne peux pas vous attendre. » « Dans ce cas, tournez à gauche après le pont et continuez tout droit. »
Le signal tarde à passer au vert si bien que nous sommes toujours devant le même passage piéton. Ayant renoncé à traverser la bretelle de périphérique sans l'accord du feu tricolore, traffic oblige, la petite teigneuse se met à gigoter tout en lorgnant sa montre pour mieux apprécier les effets des secondes qui s'échappent.
Vert ! Elle s'élance !
Je reprends ma marche tranquille et ma lecture. La naine histérique a pris dix mètres d'avance. Elle trottine aussi vite qu'elle peut, ses mèches blondes offertes au vent suavement parfummé à la brisure de riz du foyer social d'à côté. Las ! la voilà qui s'essouffle. Elle ralenti, mais ne s'arrête pas de trottiner pour autant. La fierté nabotique dans toute sa splendeur.
Je la dépasse bientôt, puis m'arrête un instant pour l'attendre et lui lancer : « Voilà, vous y êtes ! »

Ma vie avec Wolfgang
mardi 10 janvier 2006 à 18h49
Est-ce que l'on se console de l'absence d'un être ?
— On s'habitue à souffrir, on ne se console pas.
[...]
A chaque fois que le nom de cette femme surgit, l'obscurité se fait en moi, je subis une panne de conscience. Du coup j'ai tendance à fuir ceux qui l'ont connue pour éviter qu'ils ne m'en parlent et ne provoquent le court-circuit.
[...]
— Tu feras ton deuil...

E-E S
L'ingrate
lundi 9 janvier 2006 à 19h01

Lorsque j'étais sur le point de partir de chez moi ce matin, la nuit pesait encore au dehors. J'ai ouvert la fenêtre, goûté le froid qui filtrait à travers les volets que j'ai pliés aussitôt. [...] Je reviens ce soir et la nuit s'impose déjà — ou plutôt encore — oppressante, jusqu'à ce que j'allume une lampe. Devant moi elle se tient, immobile, insolente d'ingratitude, verte et végétale, elle et elle seule pour qui je me donne cette peine quotidienne. Las !

Bonne année
dimanche 1er janvier 2006 à 00h01

Tout simplement. Toute l'équipe de caiLus.net — c'est à dire moi — adresse tous ses vœux de bonheur et de réussite à toi, cher lecteur.

En cadeau, j'inaugure une nouvelle page dédiée à l'art de la prestidigitation.

Et puis bonne année, surtout.


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