
J'aime mes rêves. Même quand le simple fait d'y penser me fait pleurer. Certains sont plus proches du souvenir que du rêve. Ceux-là même qui auraient pu être réalité, mais qui se sont éloignés de ma destiné. Rêves, souvenirs, regrets, appelez ça comme vous voulez. Quoiqu'il en soit, ils ressurgissent avec une passion toute spéciale lors de leurs dates anniversaires. Je crois à mes rêves. J'y crois. Je l'ai pourtant souvent répété, certains ne m'ont pas cru. Quel drame... Laissez-moi y croire, au moins... les vivre et les aimer.
Tout le monde est installé dans la salle de physique, prêt pour l'interrogation écrite. Une ambiance calme et sereine plane dans les locaux de Ginette. Les élèves attendent, impassibles. Un quart d'heure après le début théorique du contrôle, je me lève, sors de la classe, avance dans le couloir jusqu'à Monsieur Jouvin — mon professeur de 1ère S — planté au milieu. « Vous ne croyez pas qu'il faudrait nous donner les sujets ? » « Ah ! oui, j'oubliais ! » répond-il en souriant.
[...]
Les sujets sont donc fraichement distribués quand je demande au professeur si je peux aller chercher mes polys de physique quantique dans ma chambre « parce que bon ça fait deux ans que je n'en ai pas fait alors faut pas exagérer quand même ». Etant le chouchou, je ne suis pas surpris qu'il accepte en souriant. Je traverse la cour qui mène à l'autre bâtiment en courant. De retour cinq minutes plus tard, une envie pressante d'aller aux toilettes me saisit. Permission accordée, je me retrouve dans des chiottes en bois miteuses, assis sur le trône. Je dois tenir la porte branlante à la main pour ne pas qu'elle s'ouvre, voire qu'elle tombe. Je réalise que le sujet de physique est écrit sur la porte : c'est de l'optique géométrique toute bête. Des élèves s'acharnent sur la porte qui essayent de passer en force.
[...]
A nouveau dans la salle de cours, je fais du rangement sur ma table encombrée de mille choses et sors enfin une feuille pour commencer le contrôle.Je lis pour la première fois le sujet distribué par le professeur. Ce n'est pas le même que celui que j'ai lu sur la porte des toilettes. Il est beaucoup plus dur, je n'y comprends rien. Ma voisine de derrière me demande où j'en suis. C'est une de mes amies de lycée. Amie et ennemie à la fois : elle était touours deuxième de la classe. Ces bonnes vieilles rivalités qui poussent à l'excellence. Je lui réponds en l'engueulant comme du poisson à moitié pourri que je viens à peine de lire le sujet. Le professeur voyant ma détresse m'annonce qu'il faut traiter le sujet des toilettes et pas celui qu'il a distribué. Me voilà rassuré.
[...]
END
Toute trace de cohérence est totalement fortuite.
« Eh bien ! Non, je n’entends pas mourir sans péril ni sans gloire, ni sans quelques hauts faits, dont le récit parvienne aux hommes à venir. »
... et dans la mesure ou mon nom n'est pas encore passé à la postérité, je dois en conclure que mon heure n'est pas venue. Rien de bien scoopesque en somme. Je présente mes excuses à mes trois lecteurs qui ont interprété mon silence littéraire par une mort prématurée, avec un hommage particulier à Plouf1er qui tente une manif tout seul.
Réponse publique à ses interrogations/exigences :
- Non, je ne m'écris pas de blogs cachés égoïstement. En fait, je souhaite ajouter à mon site une nouvelle page qui sera dédiée à la prestidigitation. Je consacre donc quelques heures de mon temps libre chaque jour pour écrire et illustrer des explications de tours de magie. En ce moment, je planche sur la carte déchirée et reconstituée d'Hollingworth, ce qui est déjà assez délicat.
- Si d'autres personnes sont interessées par une newsletter par mail, exprimez-vous.
- Quant au syndicat, je vous laisse vous organiser vous-mêmes.
Bon je ne vais pas pleurer pendant un mois pour quelques blogs perdus. Je m'y remets. Et je commence ce mois de décembre par le récit des souvenirs qu'il me reste d'un rêve de la nuit dernière. Comme d'habitude, je l'écris sans analyse... J'ai griffonné quelques notes ce matin avant de boire mon café parce que je le trouvait amusant. Sinon j'aurais déjà tout oublié.
Je suis dans un institut de beauté, avec ma mère. Elle se promene et regarde différentes crèmes tandis que je fais de même. Bien que la boutique ne soit pas très grande, j'ai l'impression d'étouffer sous les produits de beauté tellement il y en a. Je me vois en train de demander des renseignements sur je ne sais plus quoi ; une femme me fait essayer une crème. Il faut croire que je suis satisfait du résultat car j'en prends un tube. Maintenant je suis en train de demander à une esthéticienne, une autre, des renseignements sur les autobronzants et fonds de teint pour homme, enfin c'est ce que je devais avoir par la tête, je me rappelle exactement la formule que j'ai employée dans ma question : c'était « qu'est-ce que vous avez pour avoir bonne mine ? ». Elle me demande si je connais le produit qu'elle me montre, je dis que non, alors elle veut me le faire essayer. Pas le temps de dire ouf, à la respiration suivante, je suis allongé, nu avec une serviette enroulée autour de ma taille, sur une sorte d'autel, en plein milieu de la boutique. La femme me met un peu de gel translucide sur le visage, autour du nez puis elle prend 2 morceaux de métal, de l'argent pur je crois, en forme de briquette. Elle me les appuie sur le visage autour du nez, elle appuie fort en décrivant des petits cercles, ca fait presque mal. Oui, en fait ça fait vraiment mal. J'imagine que ça doit être une sorte de réaction d'oxydoréduction qui purifie la peau, enfin comme il faut souffrir pour être beau, il paraît, je ne bronche pas. Ca dure un temps puis elle m'abandonne pour aller faire autre chose. Je descends de mon autel en espérant qu'elle ne va quand même pas me faire payer pour ce soin qu'elle m'a fait essayer. C'est vrai quoi, j'ai rien demandé. Mais ça serait bizarre qu'elle n'en fasse rien, vu le temps qu'elle a prit.
De toute façon, tout ce rêve est bizarre. J'ai oublié la suite. J'essaierai de faire mieux demain. ^^