J'ai perdu 17 de mes blogs suite à une mauvaise manipulation. Ceux de la fin du mois d'octobre. Y a-t-il quelqu'un qui saurait m'aider à les récupérer ? Un lecteur fanatique qui sauvegarderait systématiquement tous mes articles ? Un informaticien qui retrouverait leur trace sur le web ? Quelqu'un qui serait abonné à mon flux RSS et qui aurait encore ces articles ? Ou dans le cache de son navigateur ? Récompense promise.

Vous en redemandez ? Allez donc voir la galerie complète.
Et vivent les civets !
Merci à tous ceux qui m'ont souhaité une bonne fête. Hier.
- jouer aux echecs au jardin du Luxembourg avec un ami, gagner, puis accepter de jouer avec un inconnu qui aurait regardé la partie de loin
- retenter d'écouter le récital d'orgue à Notre-Dame
- boire un mojito dans un bar, puis y faire des tours de magie
- faire du roller et puis arrêter au bout de deux minutes parce que de toute façon il fait trop froid
- que des amis s'invitent à boire des cocktails chez moi
- cuire un gâteau au chocolat
- ou une quiche aux poireaux
- qu'on me surprenne
Aujourd'hui... ou demain. Ca ira aussi...
Calme. Doux et calme. Calmant, apaisant. Rassurant. Et doux.
Je berce mes moments de solitude avec le dernier album de Mathieu Boogaerts. Sa simplicité me touche. Les paroles de plusieurs chansons me boulversent. Me rongent ? Peut-être. Et pourtant si doux. Si dur.
J'en m'en vais réécouter Une bonne nouvelle en boucle, celle-là est gaie au moins.
Dans les passages souterrains du métro de Bastille, un groupe de musiciens s'époumone sur des mélodies russes. Des touristes les prennent en photo en pensant que la France est décidément bien belle. Ils ont peut-être raison finalement.
Au dessus, un policier manque de chuter tellement il s'agite. Sur son vélo, il poursuit une voiture en sifflant et en faisant de grands gestes qui ressemblent à des bras d'honneur.
Mes yeux s'humidifient sur une musique de Demis Roussos. How pathetic.
Essoufflé, en nage, je me jette sur un des rares sièges encore libre de la nef de Notre-Dame. Le récital a déjà commencé. Je m'en doutais. Au bout de 30 secondes résonne un accord tellement plein de basses qu'il ne peut être que mauvais signe pour moi. Les applaudissements qui s'élèvent enfin viennent confirmer mes doutes. Ce fut bref donc...

Je boutonne ma veste tandis que je m'engouffre sous le ciel presque noir de la rue presque déserte. Je viens de quitter des amis qui finissent de regarder la Star Ac'. Moi je n'en peux plus ce soir. J'apprendrai qui a été éliminé un autre jour, ou pas. Je descens vers le Palais Chaillot. Je m'arrête avant de traverser les deux derniers passages piétons. Il y a quand même quelques voitures, et vu ce que j'ai bu au boulot, mieux vaut être prudent. L'homme devant moi s'avance dangeureusement vers la chaussée. Il ne voit pas les voitures, qui roulent d'une allure feutrée. Il agite sa canne blanche devant lui et s'engage. Je le rattrape, et me ravise avant de le dépasser. « Vous prenez le métro ? » lui demandé-je. « Oui. » « Je vais vous accompagner.» Je lui attrape le bras, et le guide vers les escaliers. Le couloir souterrain est long. Il doit avoir environ 25 ans. Il fait assez frais. Il est bien habillé, bien rasé. Encore des escaliers. Je ralentis pour le prévenir. Mais comment fait-il ? Nous passons les tourniquets. Il me tiens la porte. Je reprends son bras jusqu'en haut des marches qui mènent au quais de la ligne 6. Il me remercie d'une voix sincère et belle. Je suis encore là, et pourtant absent de son champs de vision. Je ne veux pas l'ennuyer en lui disant mon admiration. Un autre jour si on se recroise.
— Bon qu'est-ce qu'il fout ?
— Il est peut-être coincé dans l'ascenseur.
— Pourquoi, il ne fonctionne pas bien ?
— Non, Jean-Marie et Julien ont déclenché l'alarme tout à l'heure.
— Ah bon ! Moi je suis bien monté.
— ...
— Enfin, c'est pas ce que je voulais dire... Même si... Enfin peu importe.
