Je viens de sortir un bout de papier et un crayon de ma poche. En ce moment même, je cherche un sujet passionnant qui pourrait entamer le capital "temps à perdre" du lecteur fidèle que tu es. Ne pas avoir encore trouvé de sujet digne de ce nom ne m'empêche pas cependant de commencer à en parler, car si l'appétit vient en mangeant, j'imagine que l'inspiration vient aussi quand on compose. Aussi plate cette préface puisse-t-elle paraître, je te signale que j'ai quand même abordé dans ma deuxième phrase les thèmes fondamentaux que sont les passions, le capitalisme, la temporalité, la fidélité... Mais je ne vais pas fouiller dans cette direction. Pas maintenant. Et puis je ne sais pas parler de choses sérieuses autrement que superficiellement. Le thème de ce matin sera donc « faut-il vraiment trouver un thème coûte que coûte quand on est pas inspiré ? ». Et je laisse la question ouverte (héhé, pas con !).
A la demande générale (d'au moins deux personnes) j'ai modifié mes pages photos pour que vous puissiez naviguer d'une photo à l'autre sans revenir systématiquement à la planche de vignettes.
Juste un ptit dessin que j'ai griffoné il y a peu.
A mesure que le temps s'écoulait, il situait mieux les directions dans lesquelles il ne voulait pas aventurer le faisceau de sa lampe. A quoi bon lever le voile puisqu'il savait déjà ce qui grouillait dessous ? Fermer les yeux.
Ce matin je me suis réveillé à 7h30. Dès la première sonnerie du réveil exceptionnellement. Je me suis fait une théière de Lapsang Souchong, j'ai repassé une chemise, pris une douche, me suis rasé, parfumé, ai lavé quelques mugs et cuillères. J'ai écouté les infos, rangé la planche à repasser, glandé sur internet et puis finallement, je suis parti de chez moi à 9h00. Vraiment il n'y a que quand je me lève très en retard que j'arrive à me préparer en quinze minutes.
Je suis dans mon lit. Il fait trop chaud, il est encore trop tôt, trop de bruit dehors, tant de gens qui doivent être en train de profiter de ce début de nuit. Et moi je suis seul, avec ma conscience que je n'arrive pas ou que je n'ai pas envie de dormir. Un instant je me dis que je pourrais décrire cet état récurrent dans un court texte, me plongeant immédiatement dans une mise en abyme qui ne satisfait que moi. Mon corps entier est moite. Je me mets à guider mes pensées, des débuts de rêves. En compagnie de gens que je ne rencontre guère plus que là. Je me perds. Je suis perdu.
... se rendre compte qu'on est le seul à ne pas savoir.
A mesure que le temps s'écoulait, l'équilibre semblait s'être établi. L'espace cessait de s'agrandir et les formes de s'éclairer. Il comprennait intelligiblement voix et idées et songeait l'âme nostalgique au monde d'en haut.

Je suis de retour. Je vois que je vous ai beaucoup manqué, donc pour vous faire patienter avant de nouveaux articles et récits passionnants, je vous ai mis une nouvelle page de photos. Mais pour l'heure, j'ai RDV à La Tête Dans Les Nuages pour faire une partie de DDR. ^^
J'ai ajouté sept huit beaucoup de dessins à ma page consacrée à cet effet. D'autres arriveront très vite. J'essaie de m'affranchir un peu du style manga qui ressurgit souvent ^^ J'y suis presque.
Ah sinon, juste un détail. Comme j'entends encore régulièrement des phrases du style « mais pourquoi tu dessines que des yeux ? », je me permets d'informer les amateurs d'art-amateur que ces yeux sont cliquables et que si vous vous donnez cette peine vous verrez le dessin entier. Voilà.
Imaginons... Vous êtes en face d'une personne, disons Aristarque (dont c'est la fête aujourd'hui), à laquelle vous n'avez rien à envier. Au contraire même. D'aucuns qualifieraient cet individu hypothétique de laid, con, cormoran, ou tout autre nom d'oiseau. Bien entendu, tout ceci n'a rien de méchant, je ne vise personne en particulier ni en général.
Imaginons... Le moche et néanmoins brave Aristarque se met à bavarder avec vous, et vous entretient de quelques considérations pseudo-psychologiques dont il a le secret. Le voilà qui affirme qu'il est le meilleur, qu'il en a conscience, il se trouve plein de qualités, tant esthétiques que spirituelles. Et lui d'ajouter qu'il ne rate pas une occasion de le rappeler aux autres, ou de s'arranger pour que les autres le lui rappellent eux-mêmes. Ce n'est pas vraiment du narcissisme, car en son for intérieur il sait bien qu'il n'est pas ce qu'il aime affirmer, mais cela lui donne une certaine force d'y croire. Finalement il en serait presque touchant notre Aristarque.
Imaginez... Quelle serait votre réaction, que penseriez-vous de lui après un tel discours ? Sans doute vous diriez-vous que son comportement, sa manière de voir les choses sont positifs pour autant qu'il se sente réellement mieux ainsi. Aristarque a bien du courage tant mieux pour lui.
Imaginons... un instant qu'Aristarque s'appelle plutôt Luan (dont c'est aussi la fête aujourd'hui), qu'il soit séduisant, drôle, intelligent et qu'il vous ait tenu le même laïus. Vous en pensez quoi ? comme tout le monde : ça va les chevilles !
Si vous êtes d'accord avec moi, vous devez sentir qu'il existe une limite qui fait qu'on taxe quelqu'un de prétention ou pas. Mais où ? Si vous n'êtes pas d'accord avec moi, votre avis m'intéresse aussi.
Enfin n'oublions pas de remercier Aristarque et Luan qui se sont bien prêtés au jeu.
T'es amoureuse de lui et lui de toi tu en es sûre,
trop de choses te le prouvent, et tu sens bien qu'il est mordu.
Il téléphone tout le temps, il adore ça, ça le rassure.
Tu le maternes et tu l'appelles mon bébé mon tordu.
Le hic, le détail qui pose une ombre sur votre idylle,
la broutille ennuyeuse qui pourrait te mettre en colère,
le souci qui parfois peut te faire couler l'eau des cils,
c'est qu'il va divorcer.
Mais qu'il arrive pas à s'y faire.
Souvent en rigolant il te dit l'amour clandestin,
c'est ça qu'est excitant, et tu le retrouves au Novotel.
Il te parle du hasard, de vos karmas et du destin
en te jurant tout bas que bien sur c'est toi la plus belle.
Vos nuits, assez brèves, sont passablement érotiques.
Il t'aime il t'aime il t'aime comme jamais il n'a aimé.
T'es son île, sa papaye ou tout autre objet exotique,
il t'aime il t'aime il t'aime, mais là il ne peut pas rester.
Et tu l'attends.
Tu as confiance car un jour il sera ton régulier.
Tu finis ta nuit seule devant des clips ou un Très Chasse consacré,
t'as pas de bol, à l'enfumage des terriers.
Tout d'abord tu t'offusques, et puis tu cries c'est dégueulasse.
Tu éteins en pleurant, t'as eu l'impression d'étouffer.
Le lendemain on frappe à ta chambre d'hôtel,
t'es plus ou moins maussade mais tu ouvres et tu souries.
Les roses de l'amour pour amadouer le coeur de celle que j'aime à la folie.
Voilà, tu fonds et c'est reparti.
Un week-end sur quatre/cinq tu peux le voir deux jours entiers,
t'as treize heures de trajet mais tu t'en fous puisque tu l'aimes.
Tu voyages toute la nuit et au matin t'es arrivée dans un bled en Alsace,
mais tu t'en fous puisque tu l'aimes.
Là vous vous retrouvez un peu comme un couple normal,
tu cuisines, il regarde, vous lisez la presse dans un bain.
Vous parlez un peu d'elle, il te dit que ça lui fait mal
de briser leur image de parents face à ses gamins.
Et tu l'attends.
Tu as confiance car un jour il sera ton régulier.
Tu comprends ses doutes, tu comprends qu'il tarde un peu a être à toi,
rien qu'à toi comme il te le jure.
Il va franchir le cap, il va lui dire pour vous deux.
Pas dès demain, non, mais bientôt, il en est sur.
Il te supplie d'attendre alors que tu ne fais que ça depuis bien trop longtemps.
Attention tu vas le quitter.
Oh, c'est trop dur pour lui, et toi qui ne le comprends pas,
tu ne veux plus l'entendre...
Oh tiens ça y est tu l'as quitté.
— Jeanne CHERHAL
Bonjour à vous qui nous rejoignez tout juste. Bienvenue dans notre émission Girolles et Bigoudis qui accompagne votre réveil tous les matins sur Truelle FM. Hein ! mais qu'est ce que je raconte moi !? J'ai mal dormi cette nuit, faut pas m'en vouloir. Bon, tout ça pour quoi ? Eh bien pour parler d'un album de musique que je me suis mis à écouter ce weekend. Il s'agit de "Le Fil" de Camille. Tout à l'heure entre la sortie du métro et mon bureau, écouteurs aux oreilles, j'appuie sur le bouton pour passer à la chanson suivante. Une fois. Deux fois. Tiens je l'ai en double celle ci. Trois fois. Bah ! Il déconne ou quoi mon iPod ? C'est toujours la même chanson ! A moins que... non... quand même pas... Eh si ! Après vérification, tous les morceaux commencent pareil. Exactement pareil, la même note, le même instrument. Et en fait c'est pas seulement au début de chaque morceaux, c'est d'un bout à l'autre de l'album que la même note est tenue, sans discontinuité. Vous le saviez peut être déjà, moi non ; et à cet instant j'étais comme transporté par la sensation d'avoir fait une découverte qui allait changer le cours de mon histoire, d'avoir résolu une énigme, d'être génial tout simplement. Le Fil !
C'est lui, Gérald Genty, qui a réussi l'exploit de me faire sourire en ce lundi matin avec cette chanson aux paroles si... particulières. Un pincement de lèvres, un sourire, une seconde de répis.
Y'a pas d'autruches en Autriche, si y'en a une c'est qu'elle triche
Y'a des abeilles en Autriche, mais elles habitent une aut' ruche
Ce qui n'veut pas dire qu'y'a des autruches en Autriche
J'ai un copain qu'est pauvre, mais j'en ai un aut' riche
Dans l'élevage d'autruches, mais pas en Autriche
Car je l'ai déjà dit, y'a pas d'autruches en Autriche
Mon copain qu'est pauvre fait partie d'une secte
Quand l'gourou lui dit les australopithèques
Sont encore parmi nous
L'aut' s'rallie au gourou
Si vous n'avez pas tout compris à ce que je dis ici
Retenez juste un truc en géographie :
Y'a pas d'Autriche en autruche, si y'en a une c'est qu'elle truche…
Euh triche, l'autruche… mince… je…
Au Liban y'a des bancs qui font lit
En Aveyron on peut faire de l'aviron
Dans le Finistère, ils recommencent à parler, ils avaient fini par se taire
Dans la Somme ça fait cher l'addition
Les gens de la Drôme adhèrent en associations
Dans la Nièvre on élève des napins et c'est bien
Car tout est à sa place…
Y'a pas d'autruche en Alsace !
[…]
