Je sors de l'ascenseur, tourne à droite en sortant de l'immeuble. Trente mètres plus loin, le temps de démêler mes écouteurs d'iPod, de me les mettre sur les oreilles et de lancer ma liste de lecture matinale, je bifurque à droite à nouveau. Je remonte maintenant la rue Saint Fargeau ; c'est tout droit jusqu'à l'arrêt du bus PC2, pas d'erreur possible, même en étant encore endormi. Mais ce matin, je ne dors pas. Ce matin, je me sens d'humeur un peu différente, et je ressens autrement ce qui m'entoure. L'atmosphère me paraît légère, s'offrant toute entière aux sens de tous. Marchant sous les pruniers en fleurs, je cède aux émotions que me suggère la musique ; je perçois une sorte de flux d'énergie qui prend naissance au creux de ma nuque, qui contourne mon crâne sur les côtés, remplit mes sinus et se concentre en haut du nez au niveau des yeux. D'un revers de la main j'essuie négligemment une larme. Mes pas se sont déjà synchronisés d'eux-mêmes avec le rythme dynamisant que chantent mes écouteurs. La tête haute, le sourire aux lèvres, les yeux grands ouverts, je savoure le monde.
[...]
Juste avant d'arriver à la Porte de la Villette, mon attention est retenue par la Géode. Un ciel ennuagé s'y reflète, et le soleil qui semble vouloir traverser cette voute blanche en la transperçant de quelques rayons donne l'impression que la sphère de verre va exploser sous la pression. Une vision de toute beauté.
J'ai trouvé un appart sympa rue Saint Denis. Bien aménagé, charmant, poutres et cheminé, clair. Mais c'est rue Saint Denis, alors voilà quoi.

Je suis poète moi en ce moment
Poète pouet pouet !
Mouette mouet mouet !
Les amateurs de poésie se régalent.
Une paire de gants de pécari
Un chapeau de feutre
Et un parapluie...
Sa panoplie.
Une video toute innocente...
Désolé de mon absence. Il faut croire qu'elle est pour beaucoup d'entre vous lourde à supporter. Je reçois de très nombreux courriers qui me demandent pourquoi ma page reste immaculée. Ceux-ci s'ajoutant au flot journalier des lettres de fans, j'ai du mal à m'en sortir. A moins d'engager quelqu'un pour mes activités de secrétariat en tout genre, je crains de ne pas pouvoir m'en sortir. Aussi prends-je (ou prené-je ?) le temps d'informer les lecteurs inquiets de la réalité. C'est maintenant chose faite. Veuillez accepter toutes mes excuses. Bien à vous, caiLus.
