J'ai un job ! j'ai un job ! j'ai un job ! j'ai un job ! j'ai un job ! j'ai un job ! j'ai un job ! j'ai un job ! j'ai un job ! j'ai un job ! j'ai un job ! j'ai un job ! j'ai un job !
Et je suis content !
Content de tout en ce moment d'ailleurs.
Hier soir en rentrant du théâtre, alors que je m'interrogeais encore sur le sens de l'humanité, une femme m'arrête pour que je lui indique où trouver une rue, dont je tairai le nom pour ne pas la compromettre. J'avais alors une barbe de 2-3 jours. Pourquoi précisé-je un tel détail ? Eh bien j'ai remarqué que les passants me demandent beaucoup plus souvent leur chemin lorsque je ne suis pas rasé de près. C'est loin d'être une simple impression, ça fait assez longtemps que j'ai pu éprouver et valider cette hypothèse. Il faut croire que je doit paraître plus accessible, malgré les difficultés que j'ai à croire que je suis intimidant sinon. Cette femme donc bredouille dans un français incertain le nom d'une rue. Je lui réponds avec enthousiasme, si si, de continuer dans cette direction, c'est à deux station de métro sur la gauche. En voyant les grands yeux interloqués qu'elle ouvre, je crois bon de rajouter : vous avez bien compris ? Et là, elle me répond non, pas du tout avec l'intonnation qu'on prendrait pour dire oui oui accompagnée d'un grand sourire plutôt niais, ce qui est assez spécial. Après lui avoir répété le trajet à grand renfort de gestes et de vocabulaire de CP, je la regarde s'éloigner rassurée, rassuré. Happy end pour une nouvelle histoire sans intérêt, hihi.
Vous vous sentez frustré à mesure que la fête de Noël semble plus lointaine ? Vous avez envie de recevoir des cadeaux ? Alors retrouvez vorte âme d'enfant, et croyez !!! Il existe ! Non loin de la cheminée — qu'il a taillée lui-même d'ailleurs — le Pierre Noël attend que vous le sollicitiez. Rendez-vous sur son site pour passer votre commande.
— Que celui qui n'a jamais péché lui jette la première pierre.
Ils partirent tous, en commençant par les plus âgés.
J'ai retrouvé un fond d'écran que j'avais fait il y a quelques temps. Finalement je l'aime bien alors je vous le fais partager.
— T'as eu quoi pour Noël ?
— Des vêtements... et des pneus !
Tout est dans le titre.
Ou pas ?..
Je viens de penser à un truc. Juste une idée en l'air. Quand certains évenements sont d'une manière ou d'une autre douloureux, on dit souvent, ou on entend dire qu'il ne faut pas s'accrocher au passé, qu'il ne faut plus y penser, qu'il faut oublier, ou autres phrases dans le même genre. Pourtant le souvenir lui-même, sans se préoccuper de ce qu'il vaut, il appartient au présent. Il continue à vivre, à resurgir à tout moment sans avoir été invoqué, par une simple association d'idées ou une évocation visuelle. Comme s'il demandait de sa propre volonté à durer. Faut-il donc remplacer la formule qui dit de ne pas s'accrocher au passer par une autre qui dirait de ne pas se souvenir des souvenirs ? Ça sonne paradoxal. Un souvenir, la seule chose qu'on peut faire avec, c'est s'en souvenir. Et si je pense qu'on peut faire en sorte de ne pas l'entretenir, je ne crois pas qu'on puisse volontairement l'effacer. Je ne sais même pas s'il peut disparaître complètement un jour...
C'est pas grave, j'aime bien mes souvenirs :-D
Je me suis fait mardi et mercredi un aller-retour à Paris, en voiture, pour vider une fois pour toute les affaires que j'avais laissées dans mon ancien appart, celui du Père Lachaise. J'ai vécu énormement de belles choses pendant cette période et dans cet appart — oups, je m'égare, ça n'est pas le sujet de ce post. J'ai donc pris la route — quelle drôle d'expression quand on y pense — et pour faire passer le temps, vu que j'avais ma solitude comme seule compagnie, j'ai écouté la radio. En l'occurence c'était France Inter. À plusieurs reprises, j'ai eu envie d'attraper une feuille de papier et un crayon pour coucher les idées et les réflexions qui me venaient à l'esprit, ou encore des expressions originales qui me plaisaient. Mais comme chacun sait, il est déconseillé d'écrire au volant, donc — prudent et sage que je suis — je me suis abstenu en me mordant la joue pour évacuer ma frustration (hem).
Voilà maintenant le moment où, logiquement, je devrais reporter ces reflexions si nombreuses qui telles du popcorn ont jailli et richoché dans ma boîte crânienne. Logiquement... Sauf que je ne m'en souviens plus. Elles se sont évanouies pendant la nuit. Il ne reste que le souvenir de leur passage...
« ça fait longtemps que je ne boude plus à cause de ce que tu dis, sinon j'me serais déjà tiré une balle »
...donc je suis heureux.
Contradictions. Incompréhensions. 36 15 J'ai rien compris à ma vie et je comprends toujours rien. Je place mon année 2005 sous la protection de Sainte Rita, pour qu'elle fasse en sorte que les séances de pleurs qui rythment mes journées ne durent pas jusqu'à 2006.
Bonne année à tous et à toutes !
[samedi 1er janvier 2005]
Karnak le matin, avion l'aprem — comment ça c'est baclé comme post ?
[vendredi 31 décembre 2004]
Le bateau a pris du retard pour passer l'écluse donc pas de temps aujourd'hui pour visiter de jour le complexe de Karnak. Au programme de la journée : vallée des Reines, vallée des Rois, colosses de Memnon, puis retour sur 'le Kehops' pour déjeuner (à 15h30... eh oué quand même). Pour ce qu'il restait de l'après-midi, souk, puis son et lumières à Karnak. Et pour finir bien sûr, fiesta. J'ai des courbatures au bras tellement j'ai lancé de cottillons.
[jeudi 30 décembre 2004]
Le bateau est parti d'Assouan et a commencé à remonter le Nil ce matin à 3h30. A 7h00, tout le monde était au pied du temple de Komambo, dédié à ***, le dieu de l'eau et de la fertilité, à tête de crocodile. Un temple construit à l'ère greco-romaine, comme le précedent, et le suivant aussi d'ailleurs, le grand temple d'Edfou. Gigantesque (le 2eme plus grand après celui de Karnak), très bien conservé, dédié au dieu Horus à tête de faucon. C'est curieux comme en quatre jours déjà, on commence à être blasé de toutes ces pierres, on est plus aussi impressionable, on a moins le réflexe de prendre chaque hiéroglyphe en photo. Il faut dire que c'est très frustrant aussi de passer si peu de temps sur les sites archéologiques. Enfin je ne vais pas me plaindre quand même, et puis bronzer pendant deux heures sur le bateau en remontant le Nil, c'est pas si déplaisant. Demain la journée va être chargée.
[mercredi 29 décembre 2004]
Passage rapide sur le barrage d'Assouan puis visite du temple d'Isis, déesse de la vie et de la magie, sur l'île de Philae. Un temple tout désaxé, recouvert hiéroglyphes en hauts reliefs. Après un arrêt dans une fabrique d'essences de parfum, nous avons déposé nos affaires sur le bateau avec lequel nous allons continuer ce voyage. Aprem' libre pour se promener dans Assouan, marchander au zouk ou profiter du soleil tout simplement. Il faisait déjà plutôt bon au Caire, en haute Egypte c'est encore mieux. Le soleil est généreux, le ciel sans nuage. En short et en t-shirt, j'ai une pensée émue pour tous ceux qui ont froid en France (niark niark niark).
[mardi 28 décembre 2004]
Le temple de Ramses II à Abou Simbel. Quatres colosses en gardent l'entrée. Les scenes colorées qui décorent ses murs sont quasi intactes. Déplacé (pour le sauver de l'eau) avec celui qu'il a érigé pour sa femme préférée Nefertari dans le décor sublime du lac Nasser. La encore, c'est tellement saisissant que ça se passe de commentaire. Il faut le voir. Pour comprendre. Et en route pour Assouan, 3h30 de car sur l'autoroute qui fend le désert, sous la voute étoilée.
[lundi 27 décembre 2004]
Kehops, Kephren, Mykerinos nous ont donné rendez-vous ce matin sur le plateau de Guizeh. Y a pas à dire, les pyramides ne me laissent pas indifférent. Elles imposent le respect par leur taille, leur beauté, leur histoire. Elles rassurent, apaisent. Cette fois on a pu photographier sans compter ; j'ai escaladé quelques structures en pierre pour prendre des bons clichés (enfin c'est subjectif, je fais ce que je peux) et je me suis crouté par terre en redescendant. Certains emportent du sable du désert égyptien dans des bouteilles en souvenir, en ce qui me concerne il est maintenant incrusté dans la paume de mes mains. Arrêt devant le Sphynx et le temple de la vallée. Courte escale dans un institut de papyrus. Déjeuner. L'aprem' fut consacré à Memphis (avec un des colosses du puissant et beau Ramses II) et au site de Sakara et son complexe pyramidal. Et là je me dis que ça manque vraiment de pyramides en France ^^ . Puisque c'était visiblement la 'journée pyramides', nous sommes enfin retournés à Gisey pour un sons et lumières superbe. Demain on quitte le Caire et on s'envole pour Abou Simbel.
[dimanche 26 décembre 2004]
Premier jour. Visite du musée de Caire ce matin. Trois heures sont bien peu de temps pour ne serait-ce que survoler l'ensemble des merveilles qui y sont protégées. Toutenkamon a retenu un peu plus longtemps l'attention du groupe. Pas de photos malheureusement, les appareils étaient interdits. Même pas pu photographier la statue de mon ancêtre... Après un déjeuner au bord du Nil dans le quartier résidentiel nous avons donc fait une halte au souk avant de rentrer au Sheraton Cairo.
[samedi 25 décembre 2004]
Habituellement j'écris dans le RER ou le TGV, mais cette fois-ci je suis dans l'avion, c'est plus class. Ce vol anonce avec certitude des vacances merveilleuses. Mon père a saoulé la moitié de l'avion en racontant (enfin en hurlant) ce qu'il connaissait sur l'Egypte et la Reine Hatshepsout tandis que ma mère a commencé à se sentir mal. En ce moment elle est allongée par terre à l'avant de l'avion cachée derrière un rideau. Louis qui revient des toilettes vient de me dire qu'une hotesse de l'air se tenait la main devant la bouche, prise de nausée, à côté d'elle. Nous assistons à un véritable ballet où les sacs à vomi se distribuent et se récupèrent, pleins, à foison. On devrait bientôt quitter la zone de turbulences qui dure depuis trois heures maintenant.
[...]
Atterissage réussi... désolé pour ceux qui m'en veulent personnellement ou pour ceux qui comptaient hériter. Couchés 3h30, levés 8h00. Et en route pour la découverte du Caire, de son musée, de ses souks...
