Il se trouve qu'on va peut-être partir en Egypte en famille pour Noël. Et il se trouve aussi que les avions pour l'Egypte ont la fâcheuse tendance de s'écraser. Donc j'envisage de commencer la rédaction de mon testament — qui sera court d'ailleurs donc ce n'est pas un problème. C'est le moment d'exprimer vos souhaits.
Jouons à nommer rapidement et à haute voix la couleur des mots (pas les mots eux-mêmes, c'est trop facile). Par ICI
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Retour de Lyon.
Vite jeté dans le train à la gare de Lyon Part Dieu. On était pas en avance donc normal. Et puis c'était sans doute mieux ainsi. Pas le temps de penser à la séparation. J'ai pu m'y consacrer tout seul après. Tout seul. Mais pour ne penser à rien durant mon voyage, je me suis mis de la musique sur les oreilles, j'ai fermé les yeux, et je me suis forcé à dormir. C'est en arrivant à Paris, en prenant le métro dans l'ambiance de retour des dimanches soir que je n'ai pu retenir mes sanglots. Retenir. C'est ce que j'ai fait depuis vendredi soir. Sauf samedi soir. Je pensais que quelques verres d'alcool m'égayeraient un peu. Raté. L'alcool lève les inhibitions, je saurai maintenant que ça fonctionne aussi pour les larmes. Ce soir, je regrette déjà les moments où Matthieu était près de moi, ces moments où je ne disais rien comme un idiot et où je tournais la tête pour ne pas montrer mes yeux humides. J'aurais pu au moins dire quelque chose. En fait, je n'ai quasiment rien dit à personne. Comme je m'y attendais j'étais bloqué par la présence de Fred. Alors pour ne pas lui faire de la peine, pour ne pas poser de problemes, je n'ai rien fait. J'ai ruminé dans mon coin tous ces sentiments que j'ai depuis tout ce temps et qui n'ont jamais diminué en intensité, j'ai encaissé les démonstrations d'affection, feignant maladroitement de ne pas les voir. Et puis voilà. Mais "à part ça" j'ai passé un bon weekend... Dommage que le "à part ça" se compte en minutes sur les doigts de la main. Je suis fatigué de pleurer, d'être malheureux, d'être amoureux, de me sentir impuissant face à la situation. Naître, tomber amoureux, mourir de tristesse.
Redoncule, pedoncule, testicule, crépuscule, émascule, éjacule, tentacule, groupuscule, corpuscule, ridicule, minuscule, majuscule, particule...
Neige en novembre, Noël en décembre.
lundi 6 décembre
Je suis envahi par un sentiment de lassitude d'une intensité étourdissante. Elle plane autour de moi cette lassitude, impossible de lui échapper, pas de moment de répis.
Ma soutenance de stage me stresse. Mais demain à la même heure, ça sera fini ; une fois pour toute.
Ma solitude me stresse. Pourtant je suis pas seul en vrai, je suis entouré de plein de personnes qui s'intéressent à moi et me rappellent que j'existe, que j'ai mon rôle aussi insignifiant soit-il dans le grande pièce de théâtre de la Vie. Mais il manque quelqu'un.
Je n'ai plus le cœur ni l'esprit libre. Des idées tourbillonent dans ma tête, comme il y a quelques mois. Je suis une boule de confusion sur jambes.
C'est dingue comme certaines personnes brillent dans l'art de se faire remarquer par leur absence...
Les airs de musique qui me viennent spontanement parlent d'eux mêmes ; "il manque quelqu'uuuun près de moi" - "Mais tuuuuuu n'es pas làààà (...) j'dors plus la nuit", et aussi "je t'attends je t'attends je t'attends"...
Rhalala... *** soupir ***
Oups, j'ai du retard dans mes blogs...
dimanche 14 novembre
Weekend à la maison... En résumé, ça donne : 'rassure-moi, t'es pas pédé au moins ?' Et puis prise de tête avec Maman avant de prendre le train. De beaux jours en perspective...
Préparation de soutenance de stage réalisée au dernier moment — c'est une question d'honneur — lundi soir, armé de mon seul manque de motivation. Verdict du jury mardi : 16/20... Le rapport qualité prix est plaisant :-D
Avec mon diplôme vendredi, j'en aurai fini avec mes 20 années d'études, et je vais fêter ça à Lyon. Kewl.
Bon, c'est vrai que c'est un peu vide... Alors je peux au moins écrire quelques lignes pour exprimer mon accord, ça meuble. Et sinon, quel temps va-il faire demain à Paris ?
Décembre c'est bien
Les pages blanches, c'est mal