Pour pas que j'oublie :
- de quoi dîner ce soir
- de quoi dîner demain tant qu'à faire
- du jus d'orange
- du gel douche
- une poelle à crêpes
- des essuis-tout
- une louche
- de nouveaux boxers pour ma chronique matinale "un jour, un boxer"
- du liquide vaisselle
J'oublie des trucs j'en suis sûr...
Voilà une tranche de vie particulièrement sans intérêt. Que puis-je bien y mettre. Que je suis en train de boire mon premier café du matin accompagné d'un pain au raisins. Que je fais des miettes sur le clavier. Que je suis fatigué à un point inimaginable — j'ose à peine l'imaginer moi même. Que le froid et la grisaille dehors me dépriment. Qu'il faudrait que je fasse des courses ce soir et que ça me déprime, sans parler de la lessive et du repassage... Que j'ai beaucoup de mal à me réjouir quand je suis seul, même si je sais bien que j'ai de quoi. Que je ne crois plus au horoscopes. Que je ne sais pas ce que je vais faire pour le weekend de la Toussaint, ni ce soir d'ailleurs, ni demain...
Une réunion, deux autres à suivre.
ça commence — en retard bien sûr
La nuit tombe. Aïe.
La fatigue m'écrase. Ça fait mal.
La douleur me ronge. Pitié.
Deuxième réunion.
Je prends des notes, mais j'ai décroché.
Depuis longtemps.
Vache humaine, je regarde passer les trains de lumière par la fenêtre, et les lumières du chantiers de construction qui dort.
Il a de la chance lui, il se repose, sans se soucier du lendemain, sans état d'âme.
Pffff, c'est chiant.
Tout.
Je prends un air concentré en écrivant ces lignes pour donner l'illusion à mon chef qui est sur la chaise d'à côté que je prends des notes.
19h30. La dernière réunion devrait commencer...
Je baille. Oups, ça le fait pas trop avec mon image de jeune cadre dynamique.
[...] message truncated [...]
Déjà 20 minutes de retard, ça me déprime et j'en avais bien besoin.
Meri beaucoup PSA.
ZzzzZZz
Les trains se suivent et se ressemblent.
Ça se fait pas de crier très fort subitement sans raison (apparente)
Dommage...
"j"avais une envie" (private)
Quelques pensées profondes du matin. A commencer par cette idée curieuse qui m'est venue dans mon bain de mettre mes lentilles aujourd'hui. Rien de curieux jusque là, oui. C'est l'envie saugrenue de garder mes lunettes en même temps qui est plus bizarre ; pas sur le nez quand même je suis pas maso, mais dans les cheveux. Le pire c'est que je sens que je vais vraiment le faire un jour. Priez Sainte Rita — sainte patronne des causes désespérées — pour moi, ça peut servir.
Je pensais également au parfum que je me suis offert récemment (Lolita Lempicka au masculin, n'en déplaise à certains [waou, ça rime]). Les essences qui composent la note de tête sont tellement jouissives, si si, que je me demandais si ça n'était pas égoïste de ma part d'en profiter et pas les autres...
Enfin, pour finir, et pour en finir (ce qui fait 3 fois le mot fin [ah non, 4]) une remarque sur les petits plaisirs de la vie, de la mienne en tout cas. Toujours à propos de parfums. Ce qui me met de bonne humeur — pour imiter les débuts de phrases de la rubrique happytron du journal Métro — c'est la rencontre agréable de mon nez encore vierge au réveil de la pollution urbaine avec les notes odorantes les plus volatiles des gens fraichement parfumés dans les couloirs souterrains à Nation. Voilà, juste ça.
Je me rappelle d'une soirée d'octobre l'année dernière. Une de ces soirées où je suis dans mon état d'esprit contemplatif hypersensible qui revient périodiquement. Oh que le monde est plein de merveilles, oh que les gens qui passent à côté sans les voir ont tort, s'ils ouvraient les yeux et se laissaient toucher etc etc... Bref, je me souviens de ce soir où je me rendais chez une amie pour dîner, et je repensais à un texte sur les feuilles mortes que j'avais lu sur un de mes blogs préférés. Mon Dieu que ce texte était beau. L'histoire d'une feuille qui choit de sa branche. Ses états d'âme, ses émotions. Il faut vraiment que je le retrouve. Et donc à ce moment je me disais que je pouvais moi aussi faire l'éloge d'à peu près n'importe quoi. Alors que je continuais ma marche, mon regard était immanquablement attiré par la moindre chute de feuille morte. Ralalaa, toutes ces feuilles rien que pour moi... Remontant la trajectoire de l'une d'entre elles, j'ai aperçu un lampadaire bien singulier, privé de tête. Quand je pense que la raison d'être du lampadaire est d'éclairer les pauvres gens qui passent dessous sans le voir, celui là devait être bien malheureux et se sentir bien inutile. Impuissant sur son sort de surcroit... Comment puis-je m'émouvoir pour de telles choses ? Je me suis promis que je lui rendrais hommage, voilà, c'est chose faite, un an après. Pardonne-moi lampadaire.
J'ai créé un thread RSS — parce que c'est à la mode et que ça peut toujours servir à certains. J'espère qu'il est pas trop plein de bugs. C'est la première fois que j'en fais un alors n'hésitez pas à me signaler des améliorations possibles. <mode mauvaise foi> J'ai volontairement glissé des erreurs pour voir si vous suivez... </mode>
- 3 [...]Ordre du plus petit carré magique possible.[...]Seul nombre premier de la forme n2-1[...]
- 13 bis "13 bis, est-ce un nombre pair ou impair?" R.Queneau, Le vol d'Icare, Paris, Gallimard, 1968.
- 39 Le plus petit entier pour lequel nous ne connaissons aucune propriété remarquable. Le fait d'être le plus petit ne sera pas considéré comme une propriété remarquable afin d'éviter une récurrence redoutable dans la suite de la collection.
- 40 L'anneau des entiers du corps cyclotomique Q(F40) est factoriel.
- 42 La réponse à la question fondamentale
- 43 Le plus grand nombre de Chicken McNuggets que l'on ne peut pas avoir au McDo en combinant les boites de 6, 9 ou 20 morceaux de poulet qui sont proposées. (1)
- 496 Le troisième nombre parfait pair.
- 563 L'un des trois nombres connus inférieurs à 200000 tels que: (n-1)!+1 = 0 (mod n2). Les deux autres sont 5 et 13.
- 4 157 776 806 543 360 000 = 221.39.54.72.11.13.23 Ordre du groupe Col de Conway, le vingt-deuxième groupe sporadique.
Trois heures au MacDo, forcement, ça finit par craquer.
![]() | Au boulot ils disent azap à longueur de journée. ASAP... comme As Soon As Possible. |
![]() | Et pourquoi pas DQP ?.. Dès Que Possible, quoi. |
![]() | DQP... Décuper... Ah bon ! Ils les mutipient par dix ?? |

Plus je le désire et plus j'ai l'impression qu'il est intangible.

Il est déjà 14h30 quand je me décide à sortir pour aller me chercher quelque chose pour le déjeuner. Je chausse mes rollers, et puis je discute trois secondes sur le net. [...] Une heure et demie après, j'y suis encore, je ne me suis même pas rendu compte que j'avais des fourmis dans les jambes. Le téléphone sonne ! je me précipite pour aller décrocher. Ma jambe engourdie défaille, ma jambe valide aussi à cause des rollers (tiens je les avais completement oubliés) bref je manque de me tuer, mais je parviens à mon but en me jettant sur mon lit avant d'attraper mon portable. C'est mon co-stagiaire qui prend de mes nouvelles !!! (merci Vincent, ça m'a beaucoup touché). Après l'avoir rassuré, après m'être moi même rassuré de cette épique tentative téléphonique, (han puis tiens je m'arrête là, j'ai la flemme de continuer, bonne nuit)



