Clichés
jeudi 30 septembre 2004 à 12h58

Dédicace réglissée.

Parler du métro, non, ça fait bien trop lieu commun. Dire que le métro ça fait lieu commun c'est aussi un cliché, alors non, pas question Et même cette dernière phrase c'est vraiment trop banal. Et puisqu'on peut multiplier ainsi les mises en abyme, est-ce qu'on est pas à un point où le métro est devenu tabou ? Faut pas en parler, parce non, tu comprends, je vais quand même pas faire comme tout le monde, je suis au dessus de ça. Je ne m'abaisserai pas à m'emerveiller de telles banalités vues et revues... Mais attends là ! Si plus personne n'en parle, j'ai qu'à en parler moi, justement, comme ça je fais pas comme tout le monde... ah oui mais faut pas que d'autres pensent comme moi sinon ça rime plus à rien. Oh et puis merde, ça rime déjà à rien, je vais quand même pas pondre tout un paragraphe à ce sujet, hein, quand même pas hey ! Je m'en bats les reins d'être original ou pas.

Inébranlable
mardi 28 septembre 2004 à 09h52

Je me suis toujours vanté d'être résistant à la maladie. Je crois bien que si on me le demandait aujourd'hui je répondrais sans réfléchir que je suis toujours en forme, jusqu'à ce qu'une quinte de toux vienne entacher ma crédibilité et me rapelle que je sors à peine d'une angine et que je commence une grippe... Enfin quand j'y pense, je viens quand même au boulot malgré tout, c'est un peu une sorte de résistance à la maladie. Ou de l'acharnement, oui, aussi. On se console comme on peut.

[MàJ] Je me suis un peu emballé. Je sors de chez le médecin et je n'ai qu'une nouvelle angine rouge rhinotruc. Enfin nouvelle, la même qu'avant qui n'est pas guérie et un peu empirée. Voilà.

[sans E] Faim
vendredi 24 septembre 2004 à 14h11

J'ai faim, voilà quoi. Pourtant j'ai pris un croissant, un jus aussi. Mais on dirait qu'on a plus faim à midi quand on a pris sa ration du matin ; pour ma part au moins. Bon, on y va. Youpi !

Déculpabilisationnisme
vendredi 24 septembre 2004 à 09h35

Non pas que mes journées antiproductives m'envahissent de remords, loin de là... Mais quand même, ça fait plaisir d'arriver au boulot à 8h, d'oser le « on va se prendre un croissant et un café en bas ? » et puis de se rendre compte que la cafétéria est bondée en sirotant son jus d'orange. On est pas les seuls !!

Météo (2)
jeudi 23 septembre 2004 à 14h10

Well, j'ai l'impression désagréable qu'on viole mon intimité avec ces flots de commentaires. Je vais me remettre à faire des posts plus météorologiques, c'est plus reposant. Non pas que je n'ai pas envie de discuter de tout ça, mais pas forcement comme ça.

Patte d'oie
mercredi 22 septembre 2004 à 09h55

Mercredi à peine. Cette semaine me paraît une éternité. J'ai disserté plus en trois nuits que pendant les trois dernières années, mais de mes réflexions seul un fouilli éthéré subsiste, asphyxiant le reste. Si seulement on pouvait avoir à disposition un manuel de référence de l'amour & l'amitié pour faire autorité, pour nous retirer toute notion de choix. Oui, je sais, c'est faible.

Aller hop, café !!

Attention, vide
lundi 20 septembre 2004 à 16h08

J'ai envie d'écrire quelque chose. Pour marquer le coup au moins. Ne pensant pas être en mesure de satisfaire en quelques lignes toutes les personnes qui comptent pour moi, enfin surtout certaines, je suis obligé de m'abstenir de parler du moindre fait concret.

PMM
mercredi 15 septembre 2004 à 14h24
Comme quoi l'équilibre ne tient pas à grand chose.
On m'avait prévenu. Je l'avais entendu.
Mais le chemin est fait, ne cherchons pas de causes.
Il y a de la peine et je suis bien perdu.

N'empêche qu'il demeure en mon sein un désir
Grondant de l'intérieur, de plus en plus pressant.
Où trouverai-je la force pour pouvoir dire
Un jour à certains ce que je crois maintenant.

Tout ne peut être tu, tout ne peut être dit.
Qu'on serre !
jeudi 9 septembre 2004 à 08h50

La séquestration franco-journalistique a aussi des bons côtés — « mais qu'est ce qu'il va encore nous inventer ? ». Hier soir en boulevardant dans les rues parisiennes, nous sommes tombés sur un concert organisé par Reporters sans frontière pour la libération de Christian et Georges. On a juste eu la fin malheureusement, c'est à dire 3 chansons de Bénabar, mais ce rassemblement imprévu sur la place de l'Hôtel de Ville avait vraiment quelque chose de magique.

Flash Mob
jeudi 2 septembre 2004 à 23h58

"Flash Mob" : rassemblement éclair, généralement organisé par email. Les participants reçoivent les instructions quelques minutes avant l'événement et se dispersent immédiatement après.

Cher Flashmober,

Le huitième Parismob aura lieu ce soir. Synchronisez dès maintenant votre montre sur l’horloge http://www.horloge- parlante.com/fr/ ou au 3699. N'oubliez pas d'apporter un livre sans valeur particulière auquel vous êtes néanmoins attaché. Nous vous demandons également d'avoir un stylo sur vous. Rendez vous ce soir à 19h13 au 8 rue Danielle Casanova, devant la librairie française et américaine. (M° Pyramides ou Opéra) Une personne vous remettra la fiche d’instruction de ce Flashmob. Vous serez libéré au plus tard à 19h45.

Sur place...

Quittez dès maintenant le lieu de distribution. RDV maintenant dans la gallerie de l'ancien marché Saint Honoré. En chemin inscrivez sur la page de garde de votre livre votre e-mail et tout message de votre choix. Quand vous arrivez dans la gallerie, promenez vous normalement jusqu'à 19h30.

A 19h30 précises, asseyez-vous de part et d'autre de la gallerie et lisez à haute voix, assez fort, un passage de votre livre

A 19h34 commencez à déambuler dans la gallerie silencieusement. Quand vous rencontrez une personne avec laquelle vous souhaitez échanger votre livre, faites lui un signe. Si elle est d'accord, l'échange a lieu. Vous pouvez bien sûr discuter du livre comme vous le souhaitez. Procédez à autant d'échanges que nécessaire jusqu'à ce que le livre vous plaise. A ce moment, quittez la gallerie en lisant un passage de ce livre à haute voix.

Alors que je griffonne mon adresse mail, une jeune femme me demande « ça ne vous dérange pas que je vous prenne en photo pour le journal métro ?

[...]

Tout le monde est déjà assis depuis quelques minutes quand commence à s'élever un murmure qui devient très rapidement une cacophonie qui couvrirait un concerto pour marteau-piqueurs. Les expressions intriguées, la surprise, l'amusement des passant "normaux" est une source de satisfaction débordante. Cette situation m'est d'autant plus agréable que je la sais hors de la réalité et éphémère. L'envie de me lever pour immortaliser ce vomissement collectif de mots choisis traverse un instant mon esprit. Mais je me ravise, content de participer à l'évenement, en clamant quelques lignes freudienne de "psychopathologie de la vie quotidienne" (qui répond plus au critère livre sans valeur qu'à l'autre).

Le bruit s'évanouit, les jambes s'agitent, les livres s'échangent. Je rentre chez moi avec un exemplaire de "l'art à l'état gazeux - essai sur le triomphe de l'esthétique". hihi.


style #1 style #2 © caiLus 2005