A toi qui lis cette suite de mots, oui oui toi — je me permets de te tutoyer, depuis tout ce temps — je pose cette question : penses-tu que cette lecture t'apporte quelque chose ? joie, tristesse, connaissance, que sais-je... (si tu as répondu "tristesse", cours consulter un psy. On ne répond pas à son écran d'ordinateur, et il faut de plus soigner ce masochisme). Bah nan, laisse tomber, j'avais juste envie d'écrire un peu en utilisant la deuxième personne. C'est moi qui devrais aller consulter.
A mesure que le temps s'écoulait, les êtres de l'ombre s'illuminaient de légitimité. Que de lieux il avait à explorer, de vies à découvrir. Pourquoi revenir en arrière ?
A mesure que le temps s'écoulait, que le monde s'éloignait, l'air se faisait plus pur, l'espace plus vaste, plus homogène. Ses yeux commençaient à s'accoutumer à l'obscurité, ses oreilles percevaient quelques sons noyés dans le silence.
A mesure que le temps s'écoulait, il se sentait de plus en plus emporté dans quelque chose qui le dépassait, comme aspiré par un tourbillon dans les profondeurs. L'irreversibilité de sa chute s'imposait, son interminabilité aussi.

— et vous ne m'avez pas posé de questions...
— bah non, j'étais muet !
— c'est quoi la différence entre le cidre traditionnel et le brut ?
— le traditionnel est plus brut que le brut !
15h. après un début de journée aussi larvesque que pluvieux, un coup d'oeil par la fenêtre m'informe que le temps est idéal pour aller faire du roller. Soit ! pas besoin de me le dire deux fois (oui, je sais, personne ne me l'a dit ne serait-ce qu'une fois). Déguisé en rollerboy, je glisse vers le centre parisien, la tête offerte au soleil, à l'affut de tout ce qui pourrait rendre cette courte excursion innoubliable. Une petite pause pour photographier cet escalier que je croise si souvent, mais qui m'apparait particulièrement interessant à ce moment. La luminosoté peut-être (pfff, elle est nulle ma photo en plus, c'était bien la peine). En recevant les premières gouttes sur le visage, je m'empresse de ranger mon APN et je file vers le Louvre, slalomant entre les vacanciers qui pressent le pas eux aussi. A peine 50 mètres plus loin, tout s'enchaîne très vite (ça fait un peu cataclisme dit comme ça, c'est marrant) : d'abord des cris d'horreurs et des hurlements jaillissent en masse derrière moi (je n'exagère même pas), puis, le temps que je fasse la mise au point, un véritable rideau de pluie net et dense se dessine. 5 secondes plus tard, je me retrouve plaqué contre un mur. A côté de moi, une vieille dame, et une autre plus jeune. On échange nos impressions de surprise. La jeune prend enfin le temps d'ouvrir son parapluie, car finalement notre protection contre les gouttes monstrueuses qui battent le macadam est plutôt symbolique. La vieille s'installe sous le parapluie, en toute simplicité. Les gens sortis de leur routine quotidienne paraissent tellement plus humain. On a l'air vraiment con, d'autant plus qu'en face de nous de l'autre coté de la rue, ils sont bien à l'abris, mais on sourit quand même. Ca l'air de se clamer, aller hop, on traverse. Je réalise tout de suite pourquoi le roller est déconseillé par temps de pluie. Enfin à l'abris, tout dégoulinant. Tout le monde sourit, complice de ce qu'on vient de vivre. Je me sens bien. Voilà c'est fini on dirait. Quelques photos pour completer ma gallerie de parapluies (le touriste en short et tongs sous son parapluie, c'est la classe ^^. Tiens d'ailleurs, pourquoi ils ont tous leur parapluie ces gens, je comprends pas il faisait super beau !) et puis une partie de DDR à la tête dans les nuages histoire de faire du sport, c'était à moitié le but. Metro, je rentre.
Piqûre pendant la taille de la vigne-vierge. Douleur au bras. Retroussage de manche : dard planté dans le biceps. En essayant de le retirer du haut de mon échelle, j'appuie maladroitement sur la poche de venin qui est restée acrochée au dard... pas une goutte de perdue, argh, le boulet. Mon bras double de volume.
« Mesdames mesdemoiselles messieurs, la compagnie des wagons-lits rappelle aux voyageurs assoiffés et affamés qu'une voiture-bar est à leur disposition. »
Premiere fois que je les entends mettre une touche d'humour dans leurs annonces. Et ça ne devait pas arriver souvent à l'annonceur en question, parce qu'on entendait dans sa voix qu'il était à la limite d'exploser de rire. voilà.
Après le dîner, souvenir de quelques souvenirs d'enfance. Comme toujours, moi et ma manie d'allumer des feux un peu partout. Et puis un épisode que je ne connaisais pas. Maman qui nous dit qu'un jour où Geoffroy l'emmerdait devant la crèche, elle l'a privé de prière pour le punir... fou rire.
Bronzage cet après-midi. Serviette sur la pelouse, monoï partout, iPod sur les oreilles. Dommage que ça n'ait duré que 30 minutes. Une petite glace HagenDasz pour se réconforter. Et puis après la douche, l'agréable surprise de sentir encore l'odeur de l'huile qui a pénétré la peau et qui la parfume encore malgré les frictions aqua-gel-douchiennes. ¡que bueno!
Je viens d'avoir un flash d'un rêve que j'ai fait cette nuit : Je suis sur une espèce de char, avec des amis. Je ne me rappelle pas qui. Ou plutôt ce ne sont pas des gens que je connais en vrai. On s'amuse comme des fous. Et puis je me rends compte qu'il y a une caméra à l'avant et qu'on est en train de passer à la télé. Pour quelle émission, sur quelle chaîne ? Who cares ? Là c'est le drame, j'ai pas du tout envie qu'on me voit là, va savoir pourquoi. Et puis finalement je finis par me lacher. Et puis c'est tout.
Tiens, un vendredi 13...
Maman a ramené une bouteille de Vouvray :
"Arthur, viens me servir un kir, c'est fête quand tu es là"

La pluie tombe sur mon velux entrouvert au dessus de ma tête. Il ne fait pas vraiment chaud, pas vraiment froid non plus. Juste un léger vent qui passe dans mes cheveux. Mais pas de quoi les décoiffer ; ça fait plutôt comme de l'eau tiède qui s'écoulerait lentement. Mon Dieu que c'est agréable. Pendant ce temps, je tapote deux trois trucs sur mon mac, je change un fond d'écran par ci, j'efface un fichier par là, je blogue. Tiens, les grillons commencent à chanter. Y a pas à dire, c'est pas stressant la campagne la nuit.
Elles se poursuivent... Ce qui explique ce vide. (activité bloguesque inversement proportionnelle à l'activité exterieure, et dépendante de la disponibilité d'internet...)
En route pour Castelnaudary.
Pressé par le temps raccourci par au-revoirs rallongés, je me retrouve en 1ere classe, ce qui n'est pas si déplaisant. Et tant qu'on ne me dit pas d'en bouger, j'y reste, en toute simplicité. J'ai pas vraiment grand chose à raconter donc je vais pas non plus faire semblant.
[MàJ]--> photo. Finalement 7 heures de trajet en 1ere, c'était la classe (hem).