Yeux
mercredi 23 juin 2004 à 06h28

(J'adore les yeux ^^)

Regarder quelqu'un dans les yeux... ça n'a rien d'insultant, c'est même la moindre des choses quand on s'adresse à quelqu'un. Mais quand on ne s'adresse pas à la personne visée, quand on ne la connait pas forcement ? [...]

On balaye notre regard sur tout ce qui est susceptible de le retenir plus d'une seconde ; et on a vite fait le tour quand celui-là est cloîtré dans un wagon. Personnellement, entre une paire d'yeux et le siège en sky orange d'en face, le choix est vite fait. Alors je regarde, je scrute les paires d'yeux qui me font face, changeant d'objectif au rythme de mes clignements de paupières, jusqu'à ce que mon regard se trouve englué, fatigué d'osciller d'une tête à l'autre, ou par goût peut-être, peu importe.

On le sent toujours quand quelqu'un nous regarde. C'est pas facile à expliquer mais le fait est là, on le sent. Et on ne peut s'empêcher, va savoir pourquoi, de regarder à notre tour la personne qui a osé plonger dans nos yeux sans se munir de la moindre autorisation. Donc inévitablement, les deux regards se croisent. [...]

Et presque à chaque fois, c'est celui qui a engagé ce duel insoutenable qui cède au bout de quelques centièmes de secondes qui parraissent une éternité, par reflexe... Mais si moi, scruteur effronté, je ne détourne pas aussitôt le regard, c'est la victime de mes yeux qui s'en charge, avant de jeter maladivement un oeil dans ma direction toutes les 5 secondes, pour voir si j'ai enfin cessé.

Ce n'est pourtant pas si douloureux ! Enfin bref, je ne sais même pas pourquoi j'écris tout ça.

Let it be
lundi 21 juin 2004 à 18h07

Je constate avec curiosité que la fréquence de mes mises à jour bloguesques est inversement proportionnelle à celle de mes sorties. J'imagine que c'est l'égoïsme inhérent à la nature humaine qui suscite chez moi cette auto-censure. Garder les meilleurs instants pour ne pas risquer de les entacher de l'incompréhension d'autrui. Egoïsme donc... réserve aussi, de toute évidence. Voilà ici, en guise de compensation, une liste de mots qui mériteraient chacun tout un article, voire beaucoup plus...

Apple — happy birthday — gaspacho, fondants au chocolat et champagne — roller — bigmac — Lady killers — magie toujours — Gustave et sa fusée — bain ensoleillé — Beaubourg — tartare — scooter...

Bien sûr ça n'a l'air de rien comme ça, et pourtant.

De temps en temps, c'est surprenant comme il est bon de se forcer un peu, ou tout simplement de se laisser faire.

La passionnante vie des libellules lapones
lundi 21 juin 2004 à 17h47

On en parle finalement très peu, et c'est bien dommage, car qui ne s'est jamais réveillé en sueur un matin, le souffle court, obsédé par cette question existentielle : « Comment diantre vivent les libellules lapones ? » (Bien entendu, vous n'avouerez pas...)

Eh bien moi, j'ose affirmer que davantage d'information sur ce sujet qui nous concerne tous, de manière intime, permettrait d'améliorer significativement le sommeil de chacun. C'est donc dans une démarche purement altruiste que je me propose, en toute humilité, de vous livrer ces renseignements rares qui apaiseront vos nuits bien mieux que n'importe quel matelas Bultex et Cie.

J'en vois certains bouillir d'impatience tandis que d'autres succombent déjà au soporifisme préambulaire — ce qui est en somme un raccourci vers le résultat espéré. Je me permets de vous signaler que l'accessibilité de ces informations n'est pas à la portée du premier venu. Google lui même avoue son ignorance sur la délicate question...

* * *

La libellule lapone (laponica libellula, sisi !) doit sa survie à son ingénieuse

* * * MESSAGE TRUNCATED * * *

Repos
samedi 12 juin 2004 à 09h47

Une semaine de manque de sommeil se termine encore. Mais comme il m'en faut toujours plus, j'ai cru bon de rajouter à cela une nuit de 4 heures entre hier et aujourd'hui ; tout ça parce que j'avais décidé de rentrer en Anjou ce weekend, et que j'avais aussi décidé de faire la rando roller du vendredi. Quand on aime, on ne compte pas, dit-on. J'irai même jusqu'à avouer que ça m'a fatigué physiquement... un peu. In any case, je remets ça dès que je peux. On prend les mêmes et on recommence.

Donc levé 6h00 pour sauter dans un train. Enfin c'est ce qui était prévu parce que mon réveil a eu la bonne idée de ne pas me tirer du sommeil à l'heure — je n'aurai pas la mauvaise foi de dire qu'il n'a pas sonné — je me suis donc résolu à en trouver un autre (un train, pas un reveil... je sais bien que c'est pas palpitant comme blog, mais un petit effort, quoi ! Et moi, ça me fait passer le temps d'écrire). Mon choix — forcé — s'est donc porté sur un trajet de 3 heures et des brouettes, au lieu d'une heure 10 :/ Je me suis rendu compte, en me jetant dans le premier wagon alors que les portes se refermaient déjà, que je n'avais pas composté mon billet, et que j'avais oublié ma carte 12-25, donc là je prie pour qu'on ne me contrôle pas... Pourvu que les contrôleurs SNCF ne lisent pas mon blog.

De jolies prairies ennuagées à la Windows XP défilent par la fenêtre...

Il s'en est passé des choses cette semaine dans ma vie et ma tête.

Canicule underground
mardi 8 juin 2004 à 19h53

Y a pas à dire, la chaleur ça leur fait tourner la tête. A peine 35 degrés dans un métro grinçant et on entend les petites vieilles délirer :

— Ils pourraient quand même les huiler leurs métros !
— Pouet pouet !
Train-train
lundi 7 juin 2004 à 08h50

Il est 8h50, coincé dans un train immobilisé à Saint Lazare. Je suis parti de chez moi à 7h50 et je ne suis pas près d'arriver... C'était bien la peine de me presser. Pour une fois que j'avais quelques minutes d'avance.

Certes cela me permets d'écrire un peu pour passer le temps, mais j'aurais préféré commencer la semaine différemment. Parce que casser la routine c'est une chose, mais il y a des limites.

Roller-boy
lundi 7 juin 2004 à 08h48

Dimanche 6 juin.
Première rando-roller.
Soleil généreux.
Agréable compagnie.
Inoubliable.
Vivement la prochaine.

Garçon perdu
lundi 7 juin 2004 à 08h40

Cette nuit je me suis réveillé en sursaut à 3h du mat', croyant que quelqu'un avait sonné à la porte. Un rapide coup d'oeil déjà à moitié refermé sur ma montre suffit à me replonger dans mes rêves.

[...]

C'est seulement en sortant vers 6h55 que j'ai vu ce garçon assis sur mon palier. Le déclic de la serrure qui se ferme l'arracha à un sommeil que je devinais fort peu profond.

[...]

Et il m'adressa ce regard, humide et pénétrant, empli d'une détresse contagieuse.

[...]

Partagé entre l'envie de lui demander inutilement s'il allait bien et la volonté de n'arriver pas trop en retard au bureau, je finis par descendre l'escalier la gorge serrée, me transformant un peu malgré moi en ombre insensible des transports en commun.

Le weekend est déjà tellement loin...

Nawak
samedi 5 juin 2004 à 12h42

Si je connaissais la date de ma mort, je pourrais en souhaiter l'anniversaire tous les ans... quel dommage !


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