Ce soir, pour une fois j'ai envie d'écrire. Ça ne m'arrive pas très souvent en ce moment. J'ai envie de raconter ma vie, comme je le faisais quand j'ai commencé à bloguer. J'ai envie de commencer mes phrases par "je". Je voudrais ne plus cacher les faits, signifiants ou non d'ailleurs, qui jalonnent mon existence derrière des tentatives d'humour médiocre qui ne font rire que moi. Je voudrais comme au commencement écrire ce qui me passe par la tête, ce que j'ai fait de mes journées pour pouvoir m'en souvenir quand je me relirais un jour. J'aimerais me souvenir qu'aujourd'hui j'ai répété les 5 morceaux des "Contes de ma Mère l'Oye" de Ravel avec Caroline pour le prochain concert des élèves ; me souvenir que pour une fois je n'avais pas l'air complètement ridicule parce que j'avais bien travaillé ; me souvenir de ces fous rires à chaque fausse note. J'aimerais ressentir la sensation de bonheur ineffable que m'a procuré le soleil en inondant ma figure quand je suis rentré de mon oral d'espagnol. Je voudrais goûter à nouveau les saveurs du riz au citron et aux graines de moutarde qui m'a fait office de dîner.
Je voudrais me rappeler que ce soir j'ai eu envie d'écrire.
Au restaurant :
— Tu prends un kir royal ou un normal ?
— Bah un normal, c'est le carême quand même...
Gémeaux : si vous broyez du noir, ne restez pas dans votre coin. Ouvrez grands les yeux sur le monde.
Je suis sorti, j'ai ouvert grands les yeux, et splash la chiure de pigeon dans l'oeil.
Voilà un titre bien nul... comme quoi... enfin bon...
Je sors d'un oral d'anglais. Je déteste les oraux de langues (nan nan, pas de jeu de mots ici) mais je déteste ça à un point même pas imaginable. C'est physique. C'est même pas parce que je suis pas doué, puisqu'à l'instant j'ai bien réussi à m'exprimer pendant 20 minutes non-stop sur des sujets aussi interessants que :
- moi (okay ça c'est interessant :p)
- l'éducation de mes futurs enfants
- le 11 septembre... (c'est lourd à la fin)
Mon seul salut pour exorciser cette phobie linguistico-oralique c'est de me dire une heure avant — quand je commence à stresser ma race — que de toute façon dans une heure ça sera fini. C'est dingue de se dire que le temps passe toujours à la même vitesse, même pour les trucs qu'on aime pas. Un rien m'émerveille.
J'arrive jamais à trouver des titres à mes blogs. J'ai fait un peu trop de zèle en faisant la structure du site, j'aurais pas du mettre de titres, tout simplement.
Mauvaise ambiance à la maison, je décide de partir, j'en ai marre. Je roule en voiture sur des routes inconnues. J'arrive dans un petit village, charmant avec des belles maisons en pierres. Toujours en voiture, seul, j'aperçois des flics au bout de la rue, à côté de l'église. Il faut que je les évite. Je tourne à droite dans une impasse, toute petite. Je me gare. Il y a une porte au fond sur ma gauche. J'entre. Je me retrouve dans le parc d'une grande propriété, et je vois toute ma famille (argh, je suis piégé) en train de déjeuner. Le genre de truc mondain que j'aime bof, quoi. Y a même les cousins. Bien sûr, ils m'ont vu. "Allez Arthur, viens". J'ai pas envie, je fais demi tour et je me dirige vers la forêt. Les enfants (mais quels enfants au fait ? bah, who cares ?..) jouent sur la pelouse. Les couleurs sont magnifiques,l'automne dans toute sa splendeur. Pierre est en voiture, oui oui toujours sur la pelouse qui borde le bois en plein centre ville, il s'en va avec d'autres cousins. Je reste là. J'avance encore un peu et je me retourne pour faire face au chateau. Il est très grand et beau, avec de la vigne vierge bien verte. Il y a une belle statue blanche à côté de moi. Dans son prolongement, une grande allée bordée d'arbre qui perdent leur feuilles dorées. Je prends quelques photos parce que c'est vraiment tres beau. (une chance que j'emmène mon APN partout) Je souris... je me réveille.