Toujours dans un train ; il court, il court. Moi : assis sur un strapontin, quasi assoupi. Au fond du wagon, un sans-abris distrait mon conduit auditif d'un air doux. Qui sait, il pourrait finir par avoir raison du mal qui surgit dans mon surmoi... ou pas. A quoi bon ? — Plus qu'un court instant — RDV à Passy — ça ira...
Et le coup de foudre d'amitié, ça existe ?
J'ai aussi acheté du déo axe — oui je sais, vous n'en avez rien à battre, mais je vous force pas à lire de toute façon alors un peu de retenue !! — le déo qui « stimule l'attractivité d'un homme ». Franchement je vois pas la différence, moi qui m'attendais à ce que ça soit comme dans la pub... rien. Serais-je naïf ?
J'ai bien peur que ceci soit mon dernier post qui parle de RER. Cette source d'inspiration qui jadis m'insufflait majoritairement mon exaltation bloguienne pourrait bien se tarir depuis que j'ai daigné délié ma bourse. Car oui je l'avoue, j'ai craqué. Incapable de faire face à une pulsion dépensière, j'ai acheté un iPod ; du coup, la musique emplit totalement mon esprit lors de mes trajets RERiques ne laissant que peu de place pour de basses considérations sur la richesse et la diversité du monde qui m'entoure.
A un ami qui gigotte sur place :
— t'as envie d'aller pisser ?
— nan, d'aller au Louvre
[...] o_0 !
Le train est arrêté. Matthieu, gentil moniteur de colo, se fait urbainement apostropher par Jean-Mouloud, accompagné par ses camarades du Groupement des racailles actives de Nogent le Rotrou.
(Jean-Mouloud) — Hey Matthieu, j'peux pisser à l'arrêt ?
(Kevin, au plus épais) — Ouééé ! j'te pisse à la raaaaiiiie
Amis de la finesse, bonsoir. No comment...
10 jours, pas un mot. Pourtant j'ai tout le temps envie d'écrire. Enfin voilà, ces derniers temps j'ai toutes les peines du monde à prendre suffisament de recul sur moi, alors forcément, j'arrive pas à prendre le recul sur le monde qu'il me faudrait pour bloguer abondamment. C'est sûr que d'un autre côté, je pourrais écrire tout simplement ce qui me passe par la tête, mais j'ai pas envie que mon blog, qui fait déjà peine à voir, se transforme en mauvais journal intime. Déjà que je sens bien que je saoule tout le monde là... (enfin tout le monde, c'est beaucoup dire aussi) Bon ! C'est reparti. Dans la joie et la bonne humeur.
AAAAAAAAAAAAAaaaaaaaaa AAAAAAAAAAAAAAAhhhhhhhhh hhhHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH ! Bordel de ************ ******** ************ ****** !!!!!!!!!!!!!!
'tain j'le sentais que j'allais passer une sale nuit. Zavez vu l'heure ? Je maudis la sale bande de **** ainsi que toute sa descendance qui font un bordel monstre limite tapage nocturne à cette heure. ça fait + d'1 heure ke j'arrive pas à fermer un oeil. Il sont même en train de se faire de la bouffe ! J'ai craqué, pour me venger, je viens de faire sauter les plombs comme ça plus de lumière, plus de cuisine, et je suis tranquille. Je sais, c mal. S'ils récidivent je refais sauter les plombs et je les embarque dans ma chambre comme ça ils pourrons même pas les remettre. Bon je tente de me recoucher, c pas gagné.
Eglise de St Germain — concert du COGE — 4ème symphonie de Brahms — 3ème mouvement. On l'avait pas remarqué au début, envoutés par les saisissantes progressions du premier mouvement. Pourtant on ne pouvait pas le rater ; en plein milieu, en face du chef d'orchestre, légèrement en hauteur même. Il essaye tant bien que mal de se dissimuler derrière sa partition. D'ailleurs pourquoi donc a-t-il une si grosse partition ? Enfin bon voilà, c'est un joueur de triangle... On se dit qu'il doit avoir un autre instrument ce qui expliquerait la taille de sa partition, mais non, rien qu'un triangle. Il en joue très bien d'ailleurs, là n'est pas la question, mais quand on pense qu'il a du assister à toutes les répétitions... Remarque, son voisin aux percussions a l'air de se faire un peu ch**r aussi. Il faut dire que notre brave joueur de triangle a beaucoup plus de mal à suivre la partition des autres que la sienne. Brahms s'est bien fait plez à certains endroits en tout cas ce qui redonne au triangle les lettres de noblesse qu'il n'a jamais eu.
Enfin voilà. Cela a beau être fort discret comme instrument, une fois qu'on l'a repéré, on n'entend plus que lui !
Samedi.
Du neuf. Du cinéma, Zatoichi, le samourai aveugle de Takeshi Kitano. On en ressort partagé entre l'envie d'apprendre le maniement du sabre et le désir de se mettre aux claquettes. J'adore. De la musique, la voix douce de Keren Ann, les textes de Benjamin Biolay... Des envies d'album photos. Des promenades rue Mouffetard à la recherche des dessins de Nemo...
Du moins neuf. « La dernière fois, c'était il y a sept ans ! » He beh, qui l'eut cru. Des souvenirs, encore des souvenirs, chacun bluffant l'autre avec des détails qu'on avait nous-même oubliés.
Merci Shakes :) (et un clin d'oeil pour Jean-Jacques dans son miroir)